Publié le 4 novembre 2025 à 00:53:00. L’ouragan Melissa, qui a frappé la Jamaïque la semaine dernière avec une intensité maximale, a fait au moins 32 morts et laissé des dégâts considérables à travers l’île. Les autorités craignent que le bilan ne s’alourdisse encore dans les jours à venir, tandis que l’aide humanitaire peine à atteindre les communautés isolées.
- Le nombre de victimes de l’ouragan Melissa s’élève à au moins 32, avec huit autres cas en attente de confirmation.
- Les dégâts sont généralisés, touchant de nombreuses écoles et affectant l’ensemble du territoire jamaïcain.
- L’acheminement de l’aide humanitaire est entravé par des routes coupées et l’isolement de certaines communautés.
L’ouragan Melissa, classé de catégorie 5 avec des vents atteignant environ 300 km/h, est le plus puissant à avoir touché la Jamaïque depuis 90 ans. Le Premier ministre Andrew Holness a qualifié l’ampleur des destructions de « sans précédent depuis des décennies ». L’île a bénéficié d’une aide internationale, mais sa distribution s’avère complexe en raison de l’état des infrastructures.
La ministre de l’Information, Dana Morris Dixon, a fait le point sur la situation lors d’une conférence de presse.
« Le bilan des morts va changer dans les prochains jours. Le chiffre officiel dont nous disposons actuellement est de 32, mais je dirai qu’il y a huit autres cas qui n’ont pas été confirmés et que la police et les Forces de défense jamaïcaines (JDF) s’efforcent de vérifier. »
Dana Morris Dixon, ministre de l’Information
Elle a également souligné l’étendue des dégâts matériels, notamment dans le secteur de l’éducation.
« Beaucoup de nos écoles ont subi des dégâts importants, des dégâts importants. Et l’une des choses qu’il faut garder à l’esprit lorsque nous parlons de l’ouragan Melissa et de son impact est qu’il n’a pas seulement touché quelques régions. En fait, il a touché le pays tout entier. »
Dana Morris Dixon, ministre de l’Information et de l’Éducation
Les autorités exhortent les habitants des zones les plus touchées à participer aux opérations de déblaiement afin de permettre aux hélicoptères de se poser et de livrer l’aide humanitaire. Le ministre du Travail, Pearnel Charles Junior, a indiqué que « environ 25 communautés » restaient isolées une semaine après le passage de l’ouragan, mais que des largages aériens devraient débuter prochainement.
Sur le terrain, le besoin d’assistance est criant. Tackeisha Frazer, une habitante de la province de Westmoreland, l’une des plus sinistrées, témoigne :
« Nous avons besoin de toute l’aide possible. Nous avons besoin de nourriture, d’eau et d’articles de toilette. De nombreuses personnes déplacées n’ont ni où dormir ni quoi manger. Cette crise nous dépasse. »
Tackeisha Frazer, habitante de Westmoreland
Des volontaires, comme Millicent McCurdy, lancent un appel à la communauté internationale :
« Ces gens sont sans abri, sans vêtements, sans nourriture ni eau. Ils ont besoin d’aide. »
Millicent McCurdy, volontaire
Le changement climatique est pointé du doigt comme un facteur aggravant de la puissance de l’ouragan Melissa. Les autorités jamaïcaines continuent d’évaluer les besoins et de coordonner les efforts de secours pour venir en aide aux populations touchées.
