Home Affairesla loi de finances 2026 examinée sous pression du FMI pour résuire la dette

la loi de finances 2026 examinée sous pression du FMI pour résuire la dette

by Amélie Bernard

Publié le 12 novembre 2025 à 03:49. Le Sénégal s’efforce de redresser ses finances publiques, confrontées à une dette record dépassant 130 % du produit intérieur brut. L’adoption d’une nouvelle loi de finances d’ici le 15 décembre est cruciale pour éviter une crise économique.

  • Le gouvernement sénégalais prévoit d’augmenter la pression fiscale de près de 20 % (19,3 %) en 2025 à 23 % (23,2 %) en 2026.
  • Une série de nouvelles taxes sont à l’étude, ciblant les jeux de hasard, les transferts d’argent et le foncier.
  • Le Fonds monétaire international (FMI) met en garde contre une approche trop axée sur la fiscalité, craignant un « choc fiscal » et une récession.

Dakar cherche activement à maîtriser son endettement et à retrouver l’équilibre budgétaire. La situation financière du pays est particulièrement préoccupante, d’autant plus qu’un nouvel accord de prêt avec le FMI tarde à se concrétiser. Pour y parvenir, le gouvernement mise sur une combinaison de réduction des dépenses publiques et d’augmentation des recettes fiscales.

La commission des finances de l’Assemblée nationale examine actuellement le projet de loi de finances pour 2026. Parmi les principales mesures envisagées figurent une réduction des dépenses courantes de l’État et une augmentation des recettes fiscales. Les impôts sur les sociétés et le revenu devraient augmenter de 5 % chacun. De nouvelles taxes sont également prévues sur les jeux de hasard, les transferts d’argent et des taxes foncières.

L’objectif est de générer 6 000 milliards de francs CFA supplémentaires sur trois ans. Cependant, cette stratégie fiscale ambitieuse suscite des inquiétudes. Le Fonds monétaire international a appelé le Sénégal à adopter une approche « plus équilibrée », soulignant que la fiscalité, qui pèse à plus de 90 % sur les ménages et les entreprises, pourrait entraîner un « choc fiscal » et freiner la croissance économique.

Selon les économistes, un tel choc pourrait plonger le pays dans la récession. Le gouvernement sénégalais doit donc trouver un équilibre délicat entre la nécessité de réduire la dette et le risque de pénaliser les acteurs économiques. La commission des Finances a jusqu’au 15 décembre pour adopter la nouvelle feuille de route financière du pays.

À lire aussi : Sénégal : le rejet d’une possible restructuration de la dette attise la méfiance des marchés financiers

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