Publié le 19 décembre 2025 à 14h35. Le géant espagnol de la fast fashion Zara a discrètement réduit son empreinte mondiale en fermant soixante magasins au cours des derniers mois, une stratégie qui s’inscrit dans un contexte de remise en question croissante de l’industrie textile et de ses impacts environnementaux.
- Zara a fermé 60 magasins entre octobre 2024 et octobre 2025.
- Certaines fermetures sont liées à la transformation de magasins Zara en boutiques dédiées à la ligne masculine Zara Man.
- Cette stratégie intervient alors que la fast fashion est de plus en plus critiquée pour son impact environnemental.
Inditex, la société mère de Zara, a confirmé la fermeture de soixante magasins à travers le monde, selon son rapport de résultats pour 2025. Le PDG d’Inditex, Óscar García Maceiras, n’a pas souhaité commenter directement ces fermetures lors de l’appel aux résultats du troisième trimestre, se contentant d’affirmer que la marque se portait bien.
« Nous sommes satisfaits des performances positives de Zara et du reste de notre concept. »
Óscar García Maceiras, PDG d’Inditex
Inditex n’a pas divulgué la localisation précise des magasins fermés, ni les raisons exactes de ces décisions. La société a toutefois précisé que certaines fermetures s’inscrivent dans une stratégie de réorientation vers des boutiques Zara Man, dédiées à l’univers masculin, proposant vêtements, chaussures et accessoires. Un exemple concret a été mentionné à Osaka, au Japon, où un magasin Zara existant sera transformé en boutique Zara Man.
« Semblable à d’autres projets dans différents pays, le magasin Zara existant à proximité [à Osaka] deviendra un magasin Zara Man autonome », a expliqué Maceiras. « Nous continuons de voir de nombreuses opportunités pour améliorer notre présence dans les meilleurs emplacements du monde, ainsi que pour nous étendre dans de nouvelles villes et de nouveaux territoires. »
Ces fermetures interviennent dans un contexte de critiques croissantes à l’égard de la fast fashion, notamment en raison de son impact environnemental. Selon une étude du cabinet de conseil McKinsey, la fast fashion génère une quantité considérable de déchets, avec l’équivalent de trois vêtements sur cinq finissant dans des décharges ou étant incinérés. Cette réalité est de plus en plus préoccupante pour les consommateurs, en particulier les jeunes générations, soucieux de la durabilité.
« Les véritables coûts de la fast fashion commencent à être mis en évidence, en particulier pour les millennials et la génération Z. Les jeunes sont de plus en plus soucieux du développement durable dans leur façon de consommer. Ils sont également parfaitement conscients que l’industrie de la mode contribue grandement au réchauffement climatique. »
McKinsey
Malgré ces fermetures, Inditex affiche des résultats commerciaux positifs. Les ventes en magasin et en ligne de toutes ses marques, y compris Zara, Zara Man et Zara Home, ont augmenté de 10,6 % entre le 1er novembre et le 1er décembre, signe d’une dynamique positive pour le groupe au début du quatrième trimestre de son exercice 2025-2026.
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