Publié le 13 décembre 2025 à 16h30. La Turquie met en garde contre toute escalade militaire en mer Noire, suite à des attaques récentes contre des navires marchands, dont un appartenant à une entreprise turque. Ankara appelle à un cessez-le-feu et envisage d’impliquer Donald Trump dans les efforts de paix.
- La Turquie exhorte la Russie et l’Ukraine à ne pas transformer la mer Noire en zone de combat.
- Un navire turc a été endommagé lors d’une frappe à Odessa, exacerbant les tensions diplomatiques.
- Ankara a convoqué les ambassadeurs russe et ukrainien pour exprimer ses préoccupations.
La Turquie a exprimé sa vive inquiétude face à la montée des tensions en mer Noire, appelant à une désescalade immédiate après qu’un navire marchand battant pavillon turc ait été touché lors d’une attaque dans le port d’Odessa. Cet incident a ravivé les craintes quant à la sécurité de la navigation dans cette région stratégique, cruciale pour l’exportation de céréales et autres marchandises.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné que la mer Noire ne doit en aucun cas devenir un théâtre d’opérations militaires ouvertes.
« La mer Noire ne doit pas être considérée comme une zone de confrontation. Cela ne profitera ni à la Russie ni à l’Ukraine. Tout le monde a besoin d’une navigation sûre en mer Noire. »
Recep Tayyip Erdogan, président turc
Selon Ankara, une telle escalade ne servirait les intérêts de Moscou ou de Kiev et mettrait en péril le transport maritime international.
L’attaque contre le navire turc s’est produite peu après une rencontre entre Erdogan et le président russe Vladimir Poutine en marge d’un sommet au Turkménistan. Lors de cette réunion, la Turquie a plaidé pour un cessez-le-feu localisé, notamment en ce qui concerne les attaques contre les infrastructures portuaires et énergétiques. Erdogan a affirmé que Poutine était pleinement conscient de la position d’Ankara sur cette question.
Face à la gravité de la situation, la Turquie a convoqué les ambassadeurs de Russie et d’Ukraine pour leur faire part de ses préoccupations. Cette démarche souligne l’importance que revêt pour Ankara la stabilité en mer Noire, d’autant plus qu’elle contrôle le détroit du Bosphore, une voie maritime essentielle.
Le président Erdogan envisage également d’élargir les efforts de médiation en impliquant le président élu des États-Unis, Donald Trump, dans la recherche d’une solution durable au conflit. Il s’est dit optimiste quant à la possibilité d’une paix prochaine.
« La paix n’est pas loin, nous pouvons la voir. »
Recep Tayyip Erdogan, président turc
Vidéo CNBC Indonesia sur les tensions en mer Noire
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