Les derniers instants d’un randonneur japonais ont été révélés par sa montre connectée, témoignant d’une attaque mortelle par un ours sur l’île d’Hokkaido. L’appareil a enregistré les détails de l’agression, et semble indiquer que l’animal est retourné sur les lieux après le décès de l’homme.
Cette tragédie s’inscrit dans un contexte alarmant : le Japon connaît une année record en termes d’attaques d’ours, avec 13 décès et 220 incidents signalés depuis le début du mois d’avril, selon le ministère japonais de l’Environnement. La préfecture d’Iwate, dans le nord du pays, est la plus touchée.
L’homme, dont l’identité n’a pas été divulguée, descendait le mont Rausu le 14 août lorsqu’il a été attaqué. Sa montre GPS, qui suivait son parcours de 1 661 mètres et sa fréquence cardiaque, a été retrouvée après l’incident. Selon le journal japonais Asahi Shimbun, il marchait à environ 200 mètres devant un ami près d’un endroit connu sous le nom de « pic rocheux de 560 mètres » lorsque l’attaque s’est produite. L’ami a entendu des cris et a découvert l’homme traîné par un ours brun dans les buissons.
Les données de la montre connectée révèlent des mouvements erratiques vers 11 heures du matin, notamment un écart soudain du sentier, une descente sur une pente boisée et des cercles dans une zone de végétation dense, a rapporté CBS News. L’appareil a enregistré l’arrêt du rythme cardiaque de l’homme à environ 90 à 120 mètres du sentier, confirmant son décès.
Plusieurs heures après l’attaque, vers 9 heures du matin le lendemain, la montre a détecté de nouveaux mouvements, suggérant que l’ours était revenu sur les lieux. L’appareil a enregistré le déplacement du corps sur plus de 100 mètres à travers les bois. Trois jours plus tard, un ours accompagné de deux oursons a été aperçu traînant le corps, selon Asahi Shimbun. Les trois animaux ont ensuite été abattus par des chasseurs.
Les enquêteurs ont découvert un amas de terre creusé par l’ours, ainsi que les restes de l’homme, qui s’était récemment fiancé. La police a demandé à la famille de se rendre au poste de Shari pour identifier le corps, les avertissant de l’état des blessures.
Cet incident intervient après une autre attaque, quelques semaines plus tôt, dans la préfecture de Gunma, où un homme a été légèrement blessé à la jambe par un ours alors qu’il sortait de toilettes publiques près de la gare de Numata. Un mois auparavant, un ours était entré dans une épicerie de la même région, attaquant un client sur le parking et saccageant le comptoir de nourriture.
Face à cette recrudescence des attaques, le gouvernement japonais a débloqué un budget supplémentaire d’environ 3,4 milliards de yens (22 millions de dollars canadiens) pour des mesures de contrôle des ours. L’armée a également été mobilisée pour aider les chasseurs locaux, et la police a reçu l’autorisation d’abattre les animaux, alors que le nombre de chasseurs diminue.
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