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Publié le 15 décembre 2023. Le cancer de la prostate touche gravement le Paraguay, avec un décès quotidien en moyenne, mais un diagnostic précoce offre de réelles chances de guérison. L’accès aux traitements, cependant, représente un fardeau financier considérable pour les patients.

  • Au moins un Paraguayen décède chaque jour des suites d’un cancer de la prostate.
  • Un diagnostic précoce est essentiel, car le cancer de la prostate est souvent curable à ce stade.
  • Le coût des traitements pour les cancers de la prostate avancés peut atteindre 10 000 dollars par mois (environ 70 millions de guaranís).

Selon le Dr Daniel Romero, urologue, le cancer de la prostate est une maladie grave qui nécessite une vigilance accrue. Il a souligné l’importance du dépistage précoce lors d’une interview accordée à 1020 AM. « C’est une maladie qui peut être détectée tôt et qui peut être guérie dans un pourcentage très élevé si nous le faisons », a-t-il précisé.

Le Dr Romero, chef du Service d’Urologie de l’Hôpital Ingavi de l’Institut de Sécurité Sociale (IPS), a également mis en lumière les défis financiers auxquels sont confrontés les patients. Il a expliqué que le cancer de la prostate évolue généralement lentement, ce qui offre une fenêtre d’opportunité pour le diagnostic et le traitement.

« Le cancer de la prostate est une maladie qui a une évolution lente. Cela nous donne donc le temps de rechercher, de détecter tôt. Et, de même, lorsque le patient ne peut plus être guéri, avec toutes les ressources qui existent aujourd’hui, il peut facilement vivre dix ans. Mais le problème est le coût que représente un patient atteint d’une maladie avancée », a-t-il déclaré.

Pour un patient atteint d’un cancer de la prostate avancé, les dépenses mensuelles peuvent s’élever à environ 10 000 dollars (soit approximativement 70 millions de guaranís). Le Dr Romero a souligné que pour un patient sans couverture sociale, ces coûts peuvent représenter une somme considérable sur une période de cinq à dix ans, afin de garantir une qualité de vie acceptable et de prolonger l’espérance de vie.

« En d’autres termes, nous parlons d’un patient qui ne dispose pas de sécurité sociale, il pourrait dépenser plus ou moins 70 millions de guaranís. S’il veut bien vivre et ne veut pas mourir rapidement du cancer de la prostate, il devra dépenser 70 millions de guaranís par mois pendant cinq à dix ans », a-t-il insisté.

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Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.
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