Publié le 10 octobre 2025 à 19h47. La NASA a confirmé qu’une comète interstellaire, baptisée 3I/ATLAS, passera à une distance sûre de la Terre, offrant aux scientifiques une occasion unique d’étudier un objet venu d’ailleurs.
- La comète 3I/ATLAS ne représente aucun danger d’impact avec la Terre.
- Son approche la plus proche aura lieu le 30 octobre, à environ 210 millions de kilomètres du Soleil.
- Les scientifiques s’intéressent particulièrement à sa composition, qui pourrait révéler des informations précieuses sur les confins de notre système solaire.
L’agence spatiale américaine a rassuré le public quant à la trajectoire de la comète 3I/ATLAS. Selon les analyses, la distance minimale entre la comète et la Terre sera d’au moins 1,6 unité astronomique (soit 240 millions de kilomètres). Cette comète, d’origine interstellaire, suit une orbite qui l’éloigne suffisamment de notre planète pour éviter tout risque de collision.
À mesure qu’elle se rapproche du Soleil, la comète 3I/ATLAS libère des gaz et des poussières, formant une queue caractéristique. Le rayonnement ultraviolet solaire ionise ces matériaux, créant une traînée bleuâtre visible. Ce phénomène, bien que spectaculaire, n’est pas lié à des perturbations atmosphériques et ne constitue en aucun cas une menace.
Le moment clé de l’observation de 3I/ATLAS sera le 30 octobre, date à laquelle elle atteindra son périhélie, soit son point le plus proche du Soleil, à environ 210 millions de kilomètres. Cette distance, bien éloignée de l’orbite terrestre, confirme l’absence de danger. L’intérêt principal pour les scientifiques réside dans l’étude de sa composition et de son origine, qui pourraient apporter des éclaircissements sur les limites de notre système solaire.
Les estimations de la NASA indiquent que la comète interstellaire se déplaçait à une vitesse impressionnante de 221 kilomètres par heure lors de sa découverte, atteignant ensuite 61 kilomètres par seconde. L’astronome Avi Loeb estime que le noyau rocheux de 3I/ATLAS aurait un diamètre d’environ 5,6 kilomètres et une masse dépassant les 33 milliards de tonnes, des dimensions supérieures à celles des deux autres comètes interstellaires observées précédemment, 1I/’Oumuamua et 2I/Borisov.
L’agence spatiale américaine a également précisé que le noyau solide et glacé de la comète a un diamètre estimé entre 0,32 et 5,6 kilomètres. Des observations spectroscopiques ont révélé la présence d’eau sous forme de cristaux de glace et de vapeur d’eau.

Dans un contexte d’alerte accrue concernant les objets célestes, la NASA avait récemment signalé le survol inattendu d’un astéroïde au-dessus de l’Antarctique, sans qu’il n’ait été détecté au préalable, soulignant l’importance d’une surveillance continue de l’espace.
MP
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