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La NASA cultive la laitue dans l’espace et lorsque les analyses découvrent qu’Elon Musk sera difficile à coloniser Mars

Publié le 7 octobre 2025 à 15h55. Une étude de la NASA révèle que les cultures cultivées dans l'espace perdent une part significative de leurs nutriments essentiels, posant un défi majeur pour les futures missions de longue durée…

La NASA cultive la laitue dans l’espace et lorsque les analyses découvrent qu’Elon Musk sera difficile à coloniser Mars

Publié le 7 octobre 2025 à 15h55. Une étude de la NASA révèle que les cultures cultivées dans l’espace perdent une part significative de leurs nutriments essentiels, posant un défi majeur pour les futures missions de longue durée sur Mars ou sur la Lune.

  • La NASA a confirmé qu’un astéroïde est passé à seulement 400 km de la Terre il y a une semaine.
  • Les cultures spatiales présentent une baisse de 29 à 31 % de calcium et de 25 % de magnésium.
  • Les chercheurs explorent des solutions comme la biofortification génétique et la fermentation microbienne pour améliorer la valeur nutritionnelle des aliments produits dans l’espace.

Des recherches récentes menées par la NASA mettent en lumière un problème inattendu lié à la culture de plantes dans l’espace : une diminution notable de leur valeur nutritionnelle. Si visuellement identiques aux légumes terrestres, les laitues et autres cultures cultivées à bord de la Station spatiale internationale (ISS) présentent des carences significatives en nutriments essentiels, ce qui pourrait compromettre la santé des astronautes lors de missions de longue durée.

L’étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature, s’appuie sur des données issues du référentiel ouvert de la NASA. Elle révèle une baisse de 29 à 31 % du taux de calcium et de 25 % de magnésium dans les cultures spatiales. Les niveaux de fer varient également, tandis que le potassium tend à augmenter.

Les chercheurs expliquent que la microgravité modifie la façon dont les plantes absorbent les minéraux, gèrent l’eau et réagissent au stress. La production d’antioxydants naturels, tels que les caroténoïdes et les phénoliques, est également réduite, affaiblissant ainsi la capacité de défense des plantes contre les rayonnements cosmiques. Ce déséquilibre chimique plonge les plantes dans un état de survie, affectant à la fois leur goût et leur composition nutritionnelle.

« Une salade spatiale peut paraître parfaite sur les photos, mais elle ne renforce pas les os »

Auteurs de l’étude

Cette découverte s’inscrit dans un contexte plus large d’étude des effets de l’espace sur le corps humain. L’expérience Twins Study, qui a analysé les changements génétiques de deux frères jumeaux, l’un sur Terre et l’autre dans l’espace, a révélé des modifications dans 163 gènes liés au métabolisme du calcium et à la fonction immunitaire. Ces changements accélèrent la perte de densité osseuse et affaiblissent les défenses de l’organisme.

L’analyse médicale a également mis en évidence des signes du syndrome de l’intestin perméable, une altération qui rend les parois intestinales plus poreuses, entravant l’absorption des nutriments et augmentant le risque d’inflammation. Dans ce contexte, une alimentation pauvre en fer et en antioxydants peut entraîner fatigue, crampes et une plus grande vulnérabilité aux rayonnements.

Face à ces défis, les scientifiques explorent différentes pistes. La biofortification génétique, qui vise à renforcer les niveaux de calcium, de magnésium et de fer dans les cultures, est une des stratégies envisagées. Des expérimentations sont également menées avec des plantes naturellement riches en flavonoïdes, comme le soja, l’ail ou le persil, qui pourraient offrir une meilleure protection contre le stress oxydatif.

Une autre approche prometteuse consiste à utiliser la fermentation microbienne. Aux États-Unis, des chercheurs ont fermenté du miso, un aliment qui non seulement améliore le goût, mais favorise également l’équilibre du microbiote intestinal. Ce processus suggère que les micro-organismes peuvent s’adapter à l’environnement spatial et contribuer à une meilleure nutrition lors de missions de longue durée.

Ces recherches sont cruciales à l’aube des futures missions habitées vers Mars, où les astronautes devront survivre pendant des années sans possibilité de réapprovisionnement. Si les plantes cultivées dans l’espace continuent de perdre des nutriments, la santé des équipages pourrait être compromise bien avant d’atteindre la planète rouge. Les auteurs de l’étude insistent sur le fait que : « Améliorer la nutrition en orbite aujourd’hui est essentiel pour assurer la survie sur Mars demain. »

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.