La nouvelle adaptation cinématographique de Rebecca, chef-d’œuvre de Daphne du Maurier, séduit par son esthétisme soigné, mais peine à recréer la tension psychologique qui a fait le succès du roman et de l’œuvre originale d’Alfred Hitchcock.
Si la réalisation met en scène une atmosphère visuellement captivante, l’absence de la menace latente et de l’angoisse qui imprègnent l’histoire originale est notable. Le film, bien que fidèle dans ses grandes lignes à l’intrigue, semble diluer les nuances qui rendent Rebecca si fascinante. L’œuvre de du Maurier explore la jalousie, la manipulation et le poids du passé, des thèmes qui, selon les critiques, ne sont pas suffisamment développés dans cette nouvelle version.
L’histoire suit une jeune femme, dont le nom n’est pas précisé, qui épouse un riche veuf, Maxim de Winter, et s’installe dans son imposant manoir, Manderley. Hantée par le souvenir de la première épouse de son mari, Rebecca, la nouvelle mariée se sent constamment éclipsée et tente de percer les mystères entourant la mort de cette dernière. Le film s’attache à reconstituer l’ambiance gothique et le décor somptueux de Manderley, mais l’intensité dramatique de l’œuvre originale semble en souffrance.
« L’adaptation est visuellement obsédante », note une analyse, « mais elle manque les tensions fondamentales de l’histoire originale. » L’absence de cette tension, qui est au cœur du récit, laisse le spectateur sur sa faim, malgré la beauté des images et la qualité de l’interprétation des acteurs.
En définitive, cette nouvelle adaptation de Rebecca offre un spectacle visuellement plaisant, mais ne parvient pas à capturer l’essence psychologique qui a fait de l’œuvre de Daphne du Maurier un classique de la littérature et du cinéma.
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