Home NouvellesLa police de Delhi publie un avocat qui a lancé des chaussures sur CJI BR Gavai alors que la Cour suprême s’abstient de presser des accusations

La police de Delhi publie un avocat qui a lancé des chaussures sur CJI BR Gavai alors que la Cour suprême s’abstient de presser des accusations

by Nicolas Lefèvre

Publié le 6 octobre 2023 16:32:00. Un avocat a été interpellé puis relâché après avoir tenté de lancer une chaussure sur le juge en chef de l’Inde lors d’une audience publique à New Delhi, un geste motivé par un désaccord concernant une affaire relative à un temple hindou.

  • L’avocat Rakesh Kishore, âgé de 71 ans, a été brièvement détenu par la police de Delhi.
  • Le juge en chef BR Gavai a refusé de porter plainte contre l’avocat, entraînant sa libération.
  • L’incident est lié à une décision judiciaire concernant la restauration d’une idole du dieu Vishnu dans le temple de Khajuraho.

L’incident s’est produit en plein milieu d’une audience de la Cour suprême. Selon des témoignages, l’avocat a crié des slogans en faveur de la défense de la religion hindoue, plus précisément du “Sanatan Dharma”, alors qu’il était escorté hors de la salle par les services de sécurité. Il aurait tenté de lancer un objet, identifié par plusieurs témoins comme une chaussure de sport, en direction du juge en chef BR Gavai.

La police a retrouvé sur l’avocat une note manuscrite exprimant son indignation. Celle-ci disait :

« Mon message est pour tous les adeptes de l’hindouisme, ce pays ne tolérera aucun manque de respect à l’hindouisme. »

Rakesh Kishore, avocat

L’altercation trouve son origine dans le rejet par la Cour suprême d’une requête visant à obtenir la réparation d’une idole délabrée du dieu Vishnu dans le temple de Khajuraho. Le juge en chef Gavai avait, lors de son jugement, précisé que l’affaire relevait de la compétence de l’Archaeological Survey of India (ASI) et avait réaffirmé son respect pour toutes les religions. Le juge avait d’ailleurs tenu à clarifier sa position suite à une polémique sur les réseaux sociaux.

Plusieurs organisations d’avocats ont fermement condamné cet acte. Le Supreme Court Advocates-on-Record Association (SCAORA) et le Supreme Court Bar Association (SCBA) ont tous deux exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme une atteinte à la dignité de la Cour suprême et ont demandé l’ouverture d’une procédure disciplinaire. SCAORA a notamment réclamé l’application de la loi sur le mépris de la Cour.

Le Bar Council of India (BCI) a également réagi en suspendant provisoirement l’exercice de la profession d’avocat de Rakesh Kishore, enregistré auprès du Bar Council de Delhi. Cette suspension prend effet immédiatement.

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