Publié le 26 décembre 2025 à 03:21:00. L’application de covoiturage TADA, pionnière dans l’utilisation de la technologie blockchain, prévoit de s’implanter à New York en juin 2026, après un succès grandissant en Asie. Elle ambitionne de bouleverser le marché américain en offrant une alternative plus transparente et équitable pour les conducteurs.
- TADA lancera sa première application de taxi Web3 à New York en juin 2026.
- L’application utilise la blockchain et des contrats intelligents pour connecter conducteurs et passagers.
- TADA se distingue par son modèle de commission zéro, facturant uniquement des frais logiciels forfaitaires aux conducteurs.
Fondée en 2018 à Singapour par les entrepreneurs sud-coréens Kay Woo et Jay Han, TADA a rapidement gagné du terrain sur le marché du covoiturage asiatique grâce à son approche innovante. L’entreprise, qui a enregistré un chiffre d’affaires record de 19,8 millions de dollars (contre 15,7 millions de dollars en 2023) depuis octobre 2024, est déjà présente au Cambodge, au Vietnam, en Thaïlande et à Hong Kong. Plus d’informations sur TADA.
Le modèle économique de TADA repose sur la technologie blockchain, qui permet de garantir la transparence et la sécurité des transactions via des contrats intelligents. Contrairement aux plateformes traditionnelles, TADA ne prélève pas de commission sur les courses. Les conducteurs paient uniquement des frais logiciels fixes, oscillant entre 0,78 et 0,92 dollar (environ 0,70 à 0,85 euro), ce qui leur permet de conserver une part plus importante de leurs revenus. Selon Kay Woo, co-fondateur de TADA, l’entreprise se positionne comme un simple fournisseur de logiciel pour les conducteurs et les passagers.
« Nous ne fonctionnons pas comme un intermédiaire. Nous devenons le logiciel des deux [conducteurs et passagers] et, pendant qu’ils utilisent notre réseau, ils ne paient qu’une somme modique. »
Kay Woo, co-fondateur de TADA
L’arrivée de TADA à New York représente un aboutissement pour Kay Woo, qui avait débuté son parcours entrepreneurial dans cette ville en 2012 avec une application de réseautage social, un projet qui n’a pas rencontré le succès. Après plusieurs tentatives infructueuses, il a décidé, avec son associé, de se concentrer sur un produit générant des revenus immédiats, aboutissant à la création de TADA. En 2014, Woo et Han se sont tournés vers l’Asie, identifiant un manque de services de covoiturage transfrontaliers entre Hong Kong et Shenzhen. Ils ont finalement choisi Singapour comme base d’opérations en 2018, considérant la cité-État comme un environnement favorable grâce à sa forte densité de population et à son infrastructure de pointe.
TADA ne se contente pas des revenus générés par les frais de plateforme. Sa société mère, MVL, développe une plateforme Web3 plus large et vend des données anonymisées sur les véhicules et les habitudes de conduite (avec le consentement des utilisateurs) à des partenaires de l’écosystème. L’entreprise propose également des jetons MVL échangeables sur des plateformes de cryptomonnaies.
Face à la concurrence d’Uber et Lyft sur le marché américain, TADA mise sur son modèle économique disruptif pour attirer les conducteurs mécontents des commissions élevées pratiquées par les plateformes existantes. Kay Woo estime que TADA offrira une alternative bienvenue, un véritable « analgésique » pour les chauffeurs.
« Chaque fois que je vais à New York, j’interroge les anciens chauffeurs, et tout le monde dit la même chose : les services de covoiturage actuels prennent trop de commissions, mais ils n’ont pas le choix. »
Kay Woo, co-fondateur de TADA
Pour Kay Woo, la disruption est un moteur essentiel du progrès. Il considère les applications de covoiturage traditionnelles comme une « première vague » de disruption, ayant bouleversé le secteur des taxis, mais estime qu’il est temps d’adopter un nouveau modèle, plus équitable et transparent.
