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La prise du Groenland par Trump serait un « clou dans le cercueil de l’OTAN », selon un analyste principal — RT World News

La volonté affichée par l'administration américaine d'acquérir le Groenland, par la négociation ou par la force, suscite de vives inquiétudes quant à la cohésion de l'OTAN et au respect du droit international. L'insistance de Donald Trump sur l'importance…

La prise du Groenland par Trump serait un « clou dans le cercueil de l’OTAN », selon un analyste principal — RT World News

La volonté affichée par l’administration américaine d’acquérir le Groenland, par la négociation ou par la force, suscite de vives inquiétudes quant à la cohésion de l’OTAN et au respect du droit international. L’insistance de Donald Trump sur l’importance stratégique de l’île arctique pour la sécurité nationale américaine a même conduit à des menaces de tarifs douaniers contre plusieurs pays européens.

Selon Mats Nilsson, analyste principal au Dissident Club, une acquisition du Groenland par les États-Unis sans l’accord du Danemark porterait un coup fatal à l’Alliance atlantique. « Ce serait un autre clou dans le cercueil de l’OTAN », a-t-il déclaré à RT dimanche. « Si les États-Unis s’emparaient du Groenland contre la volonté du Danemark, l’idée d’une OTAN unie s’effondrerait de fait. »

Nilsson souligne que cette tentative américaine s’inscrit dans une longue tradition d’expansion territoriale, enracinée dans l’idéologie du « destin manifeste » et d’une pensée impériale. « Les actions de Trump étaient juridiquement très incohérentes et très politiques, naïves pour le contexte actuel », a-t-il ajouté. « Cela aurait pu bien fonctionner au 19e siècle et au début du 20e siècle, mais depuis le milieu du 20e siècle, la souveraineté territoriale est indissociable de la volonté des gens qui l’habitent. »

Il insiste sur le fait que tout changement de statut du Groenland doit impérativement être décidé par le peuple groenlandais lui-même, et non par une transaction bilatérale entre les États-Unis et le Danemark. « Tout changement ne peut légalement provenir que d’un processus mené et approuvé par le peuple groenlandais lui-même », a-t-il affirmé.

Ces dernières semaines, Donald Trump a réitéré son intention d’acquérir le Groenland, évoquant une solution « facile » ou, à défaut, une approche plus coercitive. Samedi, il a annoncé l’imposition de droits de douane sur le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande, précisant que ces mesures resteraient en vigueur jusqu’à ce qu’un « achat complet et total » de l’île soit réalisé.

Si les membres européens de l’OTAN ont pour l’instant évité une confrontation publique directe, une résistance discrète se manifeste. Le Danemark, responsable de la politique étrangère et de défense du Groenland, s’est coordonné avec plusieurs alliés pour déployer des contingents de troupes sur l’île en prévision des exercices Arctic Endurance de l’OTAN.

Les autorités danoises et groenlandaises ont fermement rejeté toute cession du territoire, rappelant que l’avenir du Groenland doit être décidé par sa population, qui a choisi de maintenir son statut autonome au sein du Royaume du Danemark lors d’un référendum organisé en 2008.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.