Publié le 5 novembre 2025 à 09h10. Une enquête pénale a été ouverte après la fuite d’informations confidentielles concernant les candidatures d’Esmah Lahlah, députée GroenLinks-PvdA, aux postes de maire de Delft et de Tilburg, compromettant ainsi la confidentialité de la procédure de nomination.
- La province de Hollande-Méridionale a porté plainte après la divulgation de la candidature d’Esmah Lahlah à la mairie de Delft.
- Des fuites similaires ont eu lieu concernant sa candidature à la mairie de Tilburg fin octobre.
- La violation du secret de la procédure de nomination est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an.
Le commissaire royal Wouter Kolff a dénoncé publiquement ces fuites, qualifiant la situation d’« inacceptable ». Il a annoncé sur X que la Direction nationale des enquêtes criminelles mènera une enquête approfondie. « Cette violation est inacceptable et constitue une infraction pénale », a-t-il déclaré.
La première fuite concerne la candidature de Mme Lahlah à la mairie de Delft. Algemeen Dagblad a révélé que la députée souhaitait occuper ce poste, brisant ainsi le secret entourant les candidatures. Un incident similaire s’était produit fin octobre à Tilburg, où Le Brabant Dagblad aurait eu accès à sa lettre de candidature. La province du Brabant-Septentrional et la commune de Tilburg ont également confirmé la violation de la confidentialité.
Le nouveau chef du parti GroenLinks-PvdA, Jesse Klaver, a déclaré avoir pris connaissance de la candidature de Mme Lahlah à Delft lundi dernier. Cependant, il a assuré que la députée resterait active au sein du parti à La Haye.
« Elle restera avec nous à La Haye pendant toute cette période. »
Jesse Klaver, chef du parti GroenLinks-PvdA
Il semble que la direction du parti n’ait pas été informée de sa candidature à Tilburg.
La violation du secret des procédures de nomination est une infraction grave, punie d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison. Les autorités mettent en garde contre les conséquences de telles divulgations, qui peuvent compromettre l’intégrité du processus de sélection des maires.