Publié le 17 octobre 2025 à 13h42. La patineuse artistique canadienne Deanna Stellato-Dudek, âgée de 42 ans, rêve d’intégrer un backflip à sa routine en couple, une figure acrobatique longtemps réservée aux hommes, et tente de convaincre son partenaire, Maxime Deschamps, de relever le défi.
- Deanna Stellato-Dudek souhaite réaliser un backflip en patinage artistique, mais son partenaire Maxime Deschamps reste réticent.
- Elle s’inspire d’une vidéo d’un père et son fils réalisant la figure pour tenter de le persuader, suggérant même l’utilisation de protections.
- Stellato-Dudek voit dans cette tentative une manière de promouvoir l’égalité des genres dans le patinage artistique, en suivant les traces de Surya Bonaly.
Malgré l’insistance de Deanna Stellato-Dudek, Maxime Deschamps n’est pas immédiatement emballé par l’idée d’un backflip. « Mon idée était de me retirer de ses épaules et de faire un backflip sur ses épaules. Il a dit ‘Non’ », a confié la patineuse à Olympics.com. Elle a ensuite tenté une approche différente, suggérant de sauter depuis le dos de son partenaire, mais Deschamps a exprimé des préoccupations concernant la sécurité des lames.
Stellato-Dudek a cherché des exemples concrets pour illustrer la faisabilité de la figure. Elle a découvert une vidéo montrant un père aidant son fils à effectuer un backflip assisté. « Le fils était suffisamment loin du père pour qu’il n’aille pas lui donner de coups de pied », a-t-elle expliqué, tentant de rassurer Deschamps. Cependant, même cette démonstration n’a pas suffi à le convaincre : « Et il a toujours dit non. »
Le backflip, bien que spectaculaire, ne rapporte aucun point au classement, mais Stellato-Dudek y voit une opportunité de faire une déclaration personnelle. Elle se souvient de Surya Bonaly, la patineuse française qui avait osé réaliser un backflip lors des Jeux Olympiques de Nagano en 1998, une figure interdite à l’époque. « J’ai vu Surya Bonaly de France le faire dans les années 1990 et il n’y a plus eu d’autre femme depuis », a-t-elle souligné.
La réglementation a évolué et le backflip est désormais autorisé sans pénalité, bien qu’il ne soit pas récompensé par des points supplémentaires. Des patineurs de renom tels que Ilia Malinin et Adam Siao Him Fa ont intégré cette figure à leurs programmes, lançant même un slogan : « backflip pour tout le monde ». Stellato-Dudek aspire à rejoindre ce cercle restreint.
« Je voulais montrer que les filles peuvent jouer au jeu du backflip aussi bon que les garçons », a-t-elle affirmé. « C’est important pour moi. Pour la prochaine génération à venir, il est important qu’ils voient qu’une femelle peut aussi faire des saltos arrière. »
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