Publié le 24 septembre 2025 08:15:00. Une étude récente suggère que la vitamine D pourrait ralentir le processus de vieillissement cellulaire en agissant sur la longueur des télomères, ces structures protectrices situées aux extrémités des chromosomes. Les résultats, issus de l’étude VITAL, ouvrent de nouvelles perspectives dans la recherche sur le vieillissement et les maladies liées à l’âge.
- La vitamine D a démontré une capacité à freiner la dégradation des télomères, contrairement à un groupe témoin recevant un placebo.
- L’étude VITAL, menée auprès de plus de 1 000 participants, a analysé l’évolution de la longueur des télomères sur une période de quatre ans.
- Les acides gras oméga-3, également étudiés, n’ont montré aucun effet significatif sur la longueur des télomères.
Depuis longtemps, la quête de la “fontaine de jouvence” fascine l’humanité, se manifestant dans les mythes et les œuvres d’art. Aujourd’hui, la science s’intéresse de près aux mécanismes du vieillissement, cherchant des moyens de comprendre et de ralentir la dégradation des cellules et des tissus, dans l’espoir d’influencer positivement l’apparition de maladies liées à l’âge.
Les résultats de l’étude VITAL, publiés le 21 mai 2025 dans l’American Journal of Nutrition, apportent un nouvel élément de réponse. L’étude a porté sur 2 571 échantillons de sang prélevés sur 1 031 participants, répartis en trois groupes : un groupe recevant de la vitamine D, un groupe placebo et un groupe recevant des acides gras oméga-3. La longueur des télomères a été mesurée au début de l’étude, après deux ans et après quatre ans, grâce à la technique de la Réaction en chaîne par polymérase (PCR).
L’analyse a révélé que le groupe ayant reçu de la vitamine D a connu un raccourcissement significativement plus faible de ses télomères que le groupe placebo. Après quatre ans, un raccourcissement important des télomères a été observé dans le groupe placebo, tandis que le groupe vitamine D n’a montré qu’une diminution minime. La différence entre les deux groupes était statistiquement significative (p = 0,037). Les acides gras oméga-3, quant à eux, n’ont eu aucun effet sur la longueur des télomères.
Selon les auteurs de l’étude, cette différence pourrait correspondre à une diminution d’environ trois ans du processus de vieillissement cellulaire. La longueur des télomères est en effet considérée comme l’un des facteurs clés du vieillissement cellulaire, leur raccourcissement étant associé à une diminution de la capacité des cellules à se diviser et à se réparer.
« Le résultat : la vitamine D a ralenti la dégradation des télomères : alors qu’un raccourcissement important des télomères a été observé dans le groupe placebo après quatre ans, il n’y a eu qu’un raccourcissement minime avec la vitamine D. »
Helmut Schatz, professeur, Société allemande d’endocrinologie (DGE)
Ces découvertes soulignent l’importance potentielle de la vitamine D dans le maintien de la santé cellulaire et la prévention des maladies liées à l’âge. Des recherches supplémentaires sont toutefois nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer les doses optimales de vitamine D pour obtenir ces effets bénéfiques.
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