De princesse à reine en quelques instants : l’ascension d’Elizabeth II, survenue en 1952 lors d’un voyage au Kenya, marque un tournant dans l’histoire de la monarchie britannique. Retour sur les premières années de la vie de celle qui allait devenir un symbole de stabilité pour le Commonwealth.
Le 6 février 1952, alors qu’elle séjournait dans la campagne kenyane, la princesse Elizabeth apprit le décès de son père, le roi George VI. Cette nouvelle bouleversa son voyage et la contraignit à interrompre son séjour pour rentrer en Grande-Bretagne, non plus en tant que princesse, mais en tant que reine.
Quelques années auparavant, en 1946, Elizabeth avait annoncé ses fiançailles avec le lieutenant Philip Mountbatten, futur prince Philip, duc d’Édimbourg. Cependant, sur la demande de son père, l’annonce officielle ne fut rendue publique qu’à l’occasion de son 21e anniversaire. Lors de cet événement, la jeune princesse prononça un discours émouvant lors d’une tournée en Afrique du Sud, diffusé à la radio dans tout le Commonwealth : « Je déclare devant vous tous que toute ma vie, qu’elle soit longue ou courte, sera consacrée à votre service et au service de notre grande famille impériale à laquelle nous appartenons tous », déclara-t-elle.
Le mariage eut lieu le 20 novembre 1947 à l’abbaye de Westminster, dans une cérémonie jugée relativement simple, compte tenu du contexte de l’après-guerre. La Grande-Bretagne se remettait alors des difficultés liées au conflit, et Elizabeth II dut même utiliser des coupons de rationnement pour se procurer le tissu de sa robe de mariée.
Le couple royal accueillit son premier enfant, le prince Charles, héritier présomptif, le 14 novembre 1948 au palais de Buckingham. Leur deuxième enfant, la princesse Anne, naquit en 1950. Pendant que le prince Philip était en poste à Malte pour son service dans la marine, la princesse Elizabeth lui rendit visite à quatre reprises.
À partir de 1951, la santé du roi George VI se détériora. Après avoir été diagnostiqué d’un cancer du poumon et subi une intervention chirurgicale pour retirer une partie de ses poumons, Elizabeth dut progressivement assumer davantage de responsabilités royales, se préparant ainsi, sans le savoir, au rôle qui l’attendait.
