Publié le 4 décembre 2023 à 14h15. À partir du 1er janvier, les appels masqués devraient se multiplier en France, une évolution technique visant à lutter contre l’usurpation de numéro, mais qui pourrait générer un sentiment d’insécurité pour les utilisateurs.
- Pour se protéger, il est recommandé de ne pas répondre aux appels provenant de numéros inconnus ou masqués.
- En cas de réponse, il est conseillé de rester bref et neutre pour éviter d’encourager l’interlocuteur.
- Si les appels deviennent insistants ou menaçants, il est important de les signaler aux autorités compétentes.
L’Arcep, l’autorité de régulation des communications électroniques, a annoncé la mise en place de nouvelles mesures à compter du 1er janvier pour limiter les fraudes liées à l’usurpation de numéro de téléphone. Ces mesures contraignent les opérateurs à masquer l’affichage du numéro de l’appelant lorsqu’ils ne parviennent pas à authentifier correctement l’identité de celui-ci.
Si cette initiative vise à protéger les consommateurs contre les arnaques, elle risque d’augmenter le nombre d’appels masqués, source de stress et d’anxiété pour de nombreuses personnes. Les appels anonymes ne sont pas seulement une nuisance, ils peuvent perturber la tranquillité, générer un sentiment d’insécurité et affecter le bien-être psychologique.
Comment réagir face à la multiplication des appels masqués ?
Les recherches en psychologie démontrent que les appels non sollicités, qu’ils soient commerciaux, automatisés ou répétitifs, peuvent provoquer du stress et de l’anxiété. L’imprévisibilité d’un téléphone qui sonne sans identification renforce souvent un état d’hypervigilance. Certaines personnes rapportent même des difficultés de concentration, des troubles du sommeil ou un sentiment d’intrusion.
La réaction la plus simple et la plus protectrice est donc de ne pas décrocher. Laisser l’appel aller vers la messagerie vocale permet d’éviter un échange non désiré et de réduire immédiatement le stress associé à l’interruption. Les smartphones modernes offrent la possibilité de bloquer les numéros inconnus ou masqués, ou d’activer un filtre automatique, ce qui diminue significativement le nombre d’intrusions et renforce la sensation de contrôle.
Si vous répondez malgré tout, il est conseillé d’être bref et neutre. La psychologue Pamela Rutledge explique que les appels indésirables et anonymes peuvent générer un stress important en raison de leur caractère intrusif et imprévisible.
« Il est donc conseillé de rester très concis, d’éviter toute formulation engageante et de raccrocher dès que l’appel semble commercial ou intrusif. »
Pamela Rutledge, psychologue
Refuser de répondre n’est pas un manque de politesse, mais une manière légitime de préserver son espace mental. Se sentir obligé de décrocher entretient l’anxiété. Mettre une limite claire est une forme de protection psychologique et de respect de soi.
Que faire en cas d’appels répétés ou inquiétants ?
Si les appels anonymes deviennent insistants, menaçants ou harcelants, il est important de noter les horaires, la fréquence et, si possible, de conserver les messages vocaux. Ces éléments peuvent constituer des preuves en cas de signalement aux autorités. Le harcèlement téléphonique est une infraction pénale et peut être signalé, même si le numéro de l’appelant est masqué.
Face à la probable augmentation des appels masqués, il est essentiel de se rappeler que répondre au téléphone n’est jamais une obligation. Mettre en place des barrières, filtrer, bloquer ou ignorer un appel sont des moyens simples et efficaces de préserver sa tranquillité et sa santé mentale. Le téléphone doit rester un outil de communication, et non une source d’intrusion ou d’angoisse.
