Publié le 26 décembre 2023 14:35:00. L’agence spatiale russe Energia a breveté une conception innovante de station spatiale capable de générer une gravité artificielle grâce à la rotation, une avancée potentielle majeure pour les vols spatiaux de longue durée. Cette technologie pourrait permettre de pallier les effets néfastes de l’apesanteur sur le corps humain.
- La station spatiale en projet utiliserait la force centrifuge, créée par une rotation à cinq tours par minute, pour simuler une gravité équivalente à 50 % de celle de la Terre (0,5 g).
- Ce brevet russe intervient alors que la fin de vie de la Station spatiale internationale (ISS) approche et que de nouveaux projets de stations spatiales, tant publiques que privées, se concrétisent.
- La NASA et d’autres entreprises explorent également des concepts similaires, mais le brevet d’Energia représente une étape concrète vers la réalisation d’une gravité artificielle en orbite.
L’exploration spatiale pourrait bientôt bénéficier d’une solution pour l’un de ses défis majeurs : les effets de l’apesanteur sur la santé des astronautes. La société publique russe Energia a déposé un brevet pour une station spatiale conçue pour simuler la gravité terrestre, ouvrant la voie à des missions spatiales plus longues et plus sûres. La structure envisagée comprendrait un module central statique, entouré de modules habitables rotatifs reliés par des joints étanches. Ces modules tourneraient à une vitesse de cinq tours par minute, générant une force centrifuge qui, selon le site spécialisé Space.com, produirait une force gravitationnelle de 0,5 g, soit la moitié de la gravité ressentie sur Terre.
L’exposition prolongée à la microgravité a des conséquences physiologiques importantes pour les astronautes, notamment une atrophie musculaire et une perte de densité osseuse. La capacité de créer une gravité artificielle permettrait de minimiser ces effets, rendant envisageables des voyages spatiaux de plusieurs mois, voire plusieurs années. Cette technologie pourrait ainsi faciliter l’exploration de destinations lointaines comme la Lune, Mars et au-delà.
Si Energia n’a pas encore communiqué de calendrier précis ni de budget pour le développement de ce projet, le dépôt de ce brevet témoigne de l’intérêt de la Russie pour cette technologie. D’autres acteurs, comme la NASA, travaillent également sur des concepts similaires, notamment la station spatiale Nautilus-X. L’arrivée prochaine à son terme de la Station spatiale internationale (ISS) stimule les efforts pour concevoir de nouvelles infrastructures orbitales, qu’elles soient gérées par des États ou par des entreprises privées. La station spatiale à gravité artificielle pourrait donc jouer un rôle crucial dans l’avenir de l’exploration spatiale, et potentiellement trouver des applications dans des domaines tels que la médecine et la recherche scientifique.