Publié le 13 décembre 2025 à 09h36. L’armée russe affirme avoir neutralisé un groupe de mercenaires colombiens dans la région de Kharkiv, en Ukraine, alors qu’elle tente d’établir une zone de sécurité. Cette annonce intervient alors que Moscou accuse Kiev de recourir à des combattants étrangers sur le champ de bataille.
- L’armée russe déclare avoir éliminé une unité de mercenaires colombiens près de Vovchansk.
- Kiev aurait procédé à l’inhumation des combattants, sans que leurs familles ne les aient réclamés.
- Moscou accuse l’Ukraine d’utiliser des mercenaires comme « chair à canon ».
L’armée russe a annoncé ce samedi avoir « liquidé » une unité de mercenaires colombiens lors de combats dans la région frontalière de Kharkiv, où elle cherche à consolider une zone de sécurité, selon des sources au sein des forces de sécurité russes citées par l’agence TASS. Les combattants colombiens auraient été tués dans le cadre de l’offensive russe menée sur la ville de Vovchansk par les troupes du groupe militaire russe Sever (Nord).
Selon la même source, les autorités ukrainiennes ont organisé les funérailles des mercenaires à Kiev après leur identification, notant l’absence de demandes de rapatriement de la part de la Colombie et l’absence de proches identifiés. Les noms de code « Taison » et « Aventurier » ont été mentionnés parmi les combattants enterrés.
Moscou accuse régulièrement l’Ukraine de déployer des mercenaires étrangers, les qualifiant de « chair à canon » utilisés pour tenter de maintenir leurs positions face à l’offensive russe qui se déroule sur plus de 1 600 kilomètres de front. La justice russe a déjà prononcé de lourdes peines, par contumace ou en captivité, à l’encontre de mercenaires, notamment le Colombien Pablo Puentes Borges, condamné en juin à 28 ans de prison pour avoir combattu aux côtés des forces ukrainiennes dans la région de Koursk.
L’Ukraine et les pays occidentaux ont également dénoncé le recours de la Russie à des mercenaires, en provenance notamment d’Amérique latine, d’Afrique, d’Inde et de Chine, pour constituer des unités d’assaut en Ukraine. Par ailleurs, la Corée du Nord a admis avoir perdu neuf soldats lors d’opérations de déminage dans la région russe de Koursk, bien qu’il ne s’agisse pas de mercenaires, mais de militaires nord-coréens réguliers envoyés en Russie conformément à un accord conclu en 2024.
lgc (efe, tass, afp)