Publié le 26 décembre 2025. La Securities and Exchange Commission (SEC) thaïlandaise a porté plainte contre quatorze individus pour manipulation du cours et du volume des transactions de l’action Thonburi Healthcare Group (THG), soupçonnant un complot visant à fausser le marché. L’affaire a également été signalée au Bureau de lutte contre le blanchiment d’argent (AMLO).
- La SEC accuse un groupe de quatorze personnes d’avoir artificiellement influencé le prix et le volume des transactions de l’action THG entre février 2022 et août 2023.
- Les accusés sont soupçonnés d’avoir utilisé des tactiques de trading coordonnées, notamment des ordres d’achat à plusieurs niveaux et des échanges entre eux, pour induire en erreur d’autres investisseurs.
- L’affaire a été transmise à l’AMLO en raison de la nature délictuelle des opérations, qui pourrait relever de la loi sur le blanchiment d’argent.
La Securities and Exchange Commission (SEC) thaïlandaise a annoncé avoir déposé une plainte auprès de l’Economic Crime Suppression Division (OCC) contre quatorze individus pour manipulation du marché boursier. L’enquête, initiée suite à des informations reçues de la Bourse de Thaïlande entre 2022 et 2024, a révélé des preuves suggérant une collusion entre les accusés pour influencer artificiellement le cours de l’action Thonburi Healthcare Group Public Company Limited (THG).
Les personnes inculpées sont : M. Boon Wanasin, Mme Jaruwan Wanasin, la société Ratchathani Pattanakarn (2014) Company Limited, Mlle Jidapa Phumput, Mlle Lapassarada Phumput, Mlle Siwimon Jadmuang, Mme Sudchit Muangkasem, le général de police Abhisit Muangkasem, M. Wichai Thipjai-ua, Mlle Wilaiwan Thanasuteerachai, M. Bowon Rungruangnaowarat, Mlle Nawanwat Tocharoenniwattsai, M. Ekachai Tangsajjatham et Mme Jirawan Bunchokchuai. Selon la SEC, ces individus entretiennent des liens personnels et financiers, directs ou indirects, et ont agi de concert pour manipuler le marché entre le 18 février 2022 et le 28 août 2023, sur une période totale de 369 jours de bourse.
Les pratiques illicites mises en évidence par l’enquête incluent des schémas de trading continus visant à faire grimper artificiellement les prix, l’utilisation d’ordres d’achat à plusieurs niveaux pour inciter d’autres investisseurs à surenchérir, ainsi que des opérations d’échange et d’appariement entre les accusés. Ces actions sont considérées comme une tentative délibérée d’induire le public en erreur sur le prix et le volume des titres THG, et de faire diverger le cours de l’action des conditions normales du marché.
Les actes reprochés aux quatorze individus constituent des infractions aux articles 244/3 (1) et (2) et 244/6 de la loi sur les valeurs mobilières de 2535 (1992) ainsi qu’à l’article 83 du Code pénal, ou alternativement aux articles 244/3 (1) et (2) et 315 de la même loi. Les sanctions prévues par la loi sur les valeurs mobilières incluent des amendes et des peines de prison, conformément aux articles 296, 296/1 et 296/2.
En parallèle de la plainte déposée auprès de l’OCC, la SEC a également signalé l’affaire à l’AMLO pour une enquête plus approfondie. La SEC considère que ces infractions constituent des actes de déloyauté en matière de négociation de valeurs mobilières, relevant des infractions principales au sens de la loi sur la prévention et la répression du blanchiment d’argent.
La SEC a indiqué qu’elle suivra attentivement l’évolution de la procédure judiciaire et qu’elle coopérera pleinement avec les autorités compétentes pour soutenir les forces de l’ordre dans le cadre de l’application de la loi sur les valeurs mobilières. La prochaine étape consistera en une enquête menée par les enquêteurs, suivie de la transmission du dossier au procureur et de son examen par le tribunal.
