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La start-up THM développe un système de diagnostic des anévrismes de l’aorte

Publié le 24 octobre 2025 à 16h45. Une équipe de l'Université technique de Hesse centrale (THM) à Giessen a développé un dispositif de diagnostic innovant, financé par le Land de Hesse, capable de détecter précocement les anomalies vasculaires,…

La start-up THM développe un système de diagnostic des anévrismes de l’aorte

Publié le 24 octobre 2025 à 16h45. Une équipe de l’Université technique de Hesse centrale (THM) à Giessen a développé un dispositif de diagnostic innovant, financé par le Land de Hesse, capable de détecter précocement les anomalies vasculaires, causes majeures de maladies cardiovasculaires.

  • Le ministère du Numérique de Hesse a accordé une subvention de 710 750 euros pour amener le système AngioDiagnostics à maturité commerciale.
  • Le dispositif, simple et peu coûteux, permet de dépister les sténoses et les anévrismes sans intervention invasive.
  • Des essais cliniques initiaux ont montré un taux de réussite de 88 % dans le diagnostic correct.

Les maladies cardiovasculaires, souvent liées à des rétrécissements (sténoses) ou des dilatations (anévrismes) des vaisseaux sanguins, représentent une cause majeure de décès dans le monde occidental. En Allemagne seule, près de 350 000 personnes succombent chaque année à des complications liées à des artères obstruées ou rompues. Jusqu’à présent, leur diagnostic nécessitait des examens coûteux et l’expertise de spécialistes, limitant le dépistage précoce.

C’est dans ce contexte qu’une équipe de recherche de la THM a mis au point AngioDiagnostics, un système prometteur qui pourrait révolutionner la prévention des maladies cardiovasculaires. Le projet a reçu un coup de pouce financier significatif grâce à l’engagement du Land de Hesse, qui a alloué 710 750 euros pour son développement. Hier, Kristina Sinemus, ministre du Numérique de Hesse, a officiellement remis le chèque au professeur Stefan Bernhard et à son équipe de l’Institut de génie biomédical.

Le dispositif se présente sous la forme d’une boîte discrète, comparable à un ancien modem. Connectée à des capteurs placés sur les mains et les pieds du patient, elle analyse en quelques minutes les signaux de photopléthysmographie (PPG) – une technique optique mesurant les variations de volume sanguin – pour détecter d’éventuelles anomalies. Cette méthode non invasive et peu coûteuse pourrait être intégrée à la pratique courante des médecins généralistes.

Le professeur Bernhard, spécialiste en technologie médicale et en mathématiques numériques, travaille sur ce projet depuis une dizaine d’années. Il explique que le principal obstacle rencontré jusqu’à présent résidait dans le financement du développement et de la commercialisation. « Les fabricants étaient intéressés en principe, mais hésitaient à prendre des risques financiers sur un produit encore en phase de développement », a-t-il déclaré. La fluctuation du personnel étudiant, qui quittait l’université après l’obtention de leurs diplômes, a également ralenti le processus.

L’équipe du professeur Bernhard ambitionne désormais de créer sa propre start-up pour mener à bien la commercialisation d’AngioDiagnostics. Le financement du Land de Hesse représente une première étape cruciale dans cette direction. Parallèlement, des mesures de sécurité seront mises en place pour garantir la confidentialité des données collectées grâce à des procédures de cryptage appropriées.

Kristina Sinemus a souligné l’importance de soutenir l’innovation et l’entrepreneuriat, rappelant que le programme national « Distr@l » a déjà distribué jusqu’à mi-octobre 53 millions d’euros à 164 jeunes entreprises innovantes. Elle a également évoqué les difficultés rencontrées lors de la création de sa propre entreprise, où elle avait dû recourir à un prêt familial pour démarrer.

La ministre a insisté sur le fait que ce financement n’est qu’une première étape, mais a exprimé sa confiance dans le potentiel d’AngioDiagnostics. Elle a souligné que le succès du projet pourrait ouvrir la voie à d’autres sources de financement. « De tels projets sont essentiels pour renforcer la position de la Hesse en tant que pôle d’excellence en matière de technologies médicales sûres et responsables », a-t-elle conclu.

Les premiers tests cliniques, réalisés sur 80 patients à l’Université de Tübingen, ont révélé un taux de réussite de 88 % dans le diagnostic correct. Ces résultats encourageants laissent entrevoir la possibilité de développer un système d’alerte précoce efficace pour une maladie qui continue de faire des ravages.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.