Bosch mise sur une intégration poussée entre logiciels et matériel pour façonner l’avenir de la mobilité et de l’industrie. L’équipementier automobile allemand dévoilera au CES 2026, à Las Vegas, une série d’innovations axées sur l’intelligence artificielle et la symbiose numérique-physique, avec l’ambition de générer plus de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires grâce à ses propres technologies logicielles d’ici 2030.
Au cœur de cette stratégie se trouve un nouveau cockpit automobile basé sur l’IA, présenté comme un système entièrement personnalisable. Équipé d’un modèle de langage d’IA de grande envergure, il permettra aux conducteurs d’interagir avec leur véhicule de manière intuitive, presque conversationnelle. Ce cockpit sera également capable d’interpréter l’environnement intérieur et extérieur du véhicule, automatisant des tâches telles que la recherche de places de stationnement ou la rédaction de comptes rendus de réunions.
Bosch entend démontrer au CES 2026 comment l’alliance du logiciel et du matériel peut ouvrir la voie à des solutions plus intelligentes. « Les années d’expertise de Bosch en matière de matériel et de logiciels nous permettent de combler le fossé entre les mondes physique et numérique », a déclaré Tanya Ruckert, membre du conseil d’administration de Bosch. « En intégrant le matériel et les logiciels, nous pouvons créer des produits et des solutions intelligents et centrés sur les personnes – une « technologie pour la vie ». »
L’entreprise prévoit d’investir plus de 2,5 milliards d’euros dans le développement de l’IA d’ici la fin de l’année prochaine. Parmi les innovations présentées, on retrouve un nouveau radar, le « Zen 7 Premium », qui combine pour la première fois la technologie des capteurs et l’intelligence artificielle. Ce radar, capable de détecter de très petits objets à plus de 200 mètres, améliorera les systèmes d’aide à la conduite tels que Highway Pilot.
Bosch dévoilera également une plateforme de capteurs, la BMI5 AI MEMS, qui se distingue par sa précision, sa robustesse et son efficacité énergétique. Intégrant une fonction d’IA, cette plateforme est capable de reconnaître les mouvements, la position et même les situations, ouvrant la voie à des applications en réalité virtuelle et augmentée, ainsi qu’à la robotique.
Par ailleurs, un logiciel de gestion du mouvement des véhicules sera présenté. En contrôlant de manière centralisée le freinage, la direction, le groupe motopropulseur et le châssis, il permet de contrôler le mouvement du véhicule sur six degrés de liberté, réduisant le roulis et le tangage et contribuant à prévenir le mal des transports.
Enfin, Bosch entend renforcer sa collaboration avec Microsoft pour développer des processus de production innovants basés sur l’IA agentique, dans le cadre de leur initiative « Co-Intelligence manufacturière ». Paul Thomas, président de Bosch Amérique du Nord, a souligné l’importance de l’expertise interne de l’entreprise : « Bosch connaît bien les logiciels et le matériel et a développé l’expertise nécessaire en interne. C’est le fondement du succès de Bosch. »