Mise à jour du 16 janvier 2024. La grippe A (H3N2) sous-clade K continue de se propager en Argentine, avec la confirmation de nouveaux cas dans les provinces de Cordoue et Corrientes, portant à huit le nombre de régions touchées par ce variant surnommé la « supergrippe ».
- Le nombre total de cas confirmés atteint désormais 15 dans le pays.
- La majorité des personnes infectées n’étaient pas vaccinées contre la grippe.
- Les autorités sanitaires argentines soulignent que la situation reste sous contrôle, mais recommandent de maintenir les gestes barrières.
L’Institut Malbrán a confirmé ces dernières heures la présence du virus H3N2 sous-clade K dans les provinces de Cordoue et Corrientes, qui n’avaient jusqu’à présent pas enregistré d’infections. Cela porte à huit le nombre de provinces argentines concernées par cette nouvelle vague de grippe, considérée comme plus virulente. Au total, 15 cas ont été confirmés à ce jour, dont 11 avaient déjà été signalés la semaine dernière par le Bulletin épidémiologique national (BEN).
Selon les données du BEN, un tiers des patients diagnostiqués étaient déjà hospitalisés au moment de la confirmation du virus. Un élément préoccupant, mais les autorités sanitaires rassurent : neuf des 11 cas initialement recensés n’avaient pas été vaccinés contre la grippe. Bien que le vaccin actuel ne soit pas spécifiquement adapté à la sous-clade K, il permet néanmoins d’atténuer la gravité des symptômes.
La situation épidémiologique en Argentine se caractérise par une répartition géographique variable. La province de Buenos Aires compte à ce jour trois cas, la ville de Buenos Aires en recense deux, tout comme les provinces de Neuquén et de Santa Cruz. Deux cas ont également été identifiés à Cordoue et Corrientes, un à Mendoza et un en Terre de Feu.
Concernant les nouveaux cas confirmés à Corrientes, il s’agit de deux femmes âgées qui ont pu rentrer chez elles après une évolution favorable de la maladie. L’enquête épidémiologique a révélé un lien familial avec une personne ayant voyagé à l’étranger, potentiellement à l’origine de la contamination, bien que son statut de personne infectée n’ait pas été confirmé.
À Cordoue, les cas concernent un homme de 27 ans, originaire de Freyre, ayant récemment voyagé au Mexique, et une femme de 38 ans, résidant à La Calera, qui a effectué un séjour en Espagne. Tous deux ont bénéficié de soins ambulatoires et n’ont pas nécessité d’hospitalisation. Les résultats du séquençage de quatre autres cas suspects dans la province sont attendus prochainement.
Sur les 11 premiers cas recensés, seuls deux avaient un historique de voyage en Europe. Le reste des patients n’ayant pas voyagé, les autorités sanitaires envisagent la possibilité d’une circulation locale du virus. Néanmoins, elles insistent sur le fait que le nombre de cas reste limité et ne justifie pas, à ce stade, de parler de circulation communautaire.
Le ministère de la Santé de la Nation réitère ses recommandations en matière de prévention et de contrôle de la transmission de la grippe : respect du calendrier vaccinal, lavage fréquent des mains à l’eau et au savon, protection de la bouche et du nez lors des éternuements et de la toux, et évitement du partage d’objets personnels.
Il est également conseillé de nettoyer et de désinfecter régulièrement les surfaces fréquemment touchées avec de l’eau et du détergent, du savon ou des solutions alcoolisées à 70 %. Une bonne ventilation des locaux est également recommandée, en particulier dans les espaces clos. Les personnes présentant des symptômes respiratoires doivent éviter tout contact avec d’autres personnes et limiter leurs interactions jusqu’à l’amélioration de leur état clinique et l’absence de fièvre pendant au moins 24 heures, sans recours à des médicaments antipyrétiques.
Enfin, les voyageurs ou les personnes revenant de pays où la grippe est en circulation sont invités à maintenir les mesures générales de prévention des infections respiratoires pendant et après leur voyage. En cas de symptômes, il est impératif d’éviter tout contact avec d’autres personnes et de limiter les interactions jusqu’à l’amélioration de l’état de santé.