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la tablette qui se veut PC, ou l’inverse ?

Microsoft revisite sa gamme Surface Pro avec un modèle 12 pouces qui tente de trouver un équilibre entre performance, portabilité et prix. Après un retour en force avec la Surface Pro 11, le constructeur propose une version légèrement…

la tablette qui se veut PC, ou l’inverse ?

Microsoft revisite sa gamme Surface Pro avec un modèle 12 pouces qui tente de trouver un équilibre entre performance, portabilité et prix. Après un retour en force avec la Surface Pro 11, le constructeur propose une version légèrement remaniée, visant à séduire un public plus large en abaissant la barre des 1 000 euros.

Le Surface Pro 12 conserve le format hybride qui a fait sa marque : une tablette polyvalente à laquelle on peut adjoindre un clavier pour une expérience plus proche de celle d’un ordinateur portable. Mais cette nouvelle itération justifie-t-elle l’investissement ?

Design et ergonomie : une évolution subtile

Le Surface Pro 12 reprend les codes esthétiques de ses prédécesseurs, avec un design sobre et élégant basé sur un châssis en alliage d’aluminium recyclé. Ses dimensions sont de 274 mm de longueur, 190 mm de largeur et 7,8 mm d’épaisseur, pour un poids de 686 g. Il se distingue par des bordures d’écran plus fines et uniformes, qui encadrent l’écran tactile de 12 pouces (définition de 2196 x 1464 pixels, soit 220 pixels par pouce) et devraient limiter les activations tactiles involontaires.

La béquille intégrée à l’arrière de la tablette reste un atout majeur, permettant d’ajuster l’angle d’inclinaison selon les besoins. Elle est facile à manipuler et assure une bonne stabilité sur différentes surfaces.

Connectique : quelques compromis

Côté connectique, le Surface Pro 12 propose deux ports USB-C/USB 3.2, compatibles DisplayPort 1.4a et Thunderbolt 4, ainsi qu’un connecteur dédié au clavier. L’absence de port jack pour casque et d’emplacement pour carte SD/microSD pourrait nécessiter l’achat d’adaptateurs pour certains utilisateurs.

Performances : une puce Snapdragon X Plus à l’épreuve

Sous le capot, le Surface Pro 12 embarque une puce Qualcomm Snapdragon X Plus à 8 cœurs, associée à 16 Go de mémoire vive LPDDR5x. Cette configuration privilégie l’autonomie et la discrétion, grâce à l’absence de système de refroidissement actif. Cependant, elle peut montrer ses limites lors de tâches exigeantes, notamment en raison de la compatibilité logicielle avec les applications traditionnelles Windows, qui doivent être traduites pour fonctionner sur l’architecture ARM.

Les benchmarks révèlent des scores de 2356 en single core et 10265 en multi core sur Geekbench 6, et de 1094 points en single core et 3979 points en multi core sur Cinebench R23. Ces performances sont suffisantes pour une utilisation bureautique courante (navigation web, traitement de texte, lecture vidéo), mais pourraient être un frein pour les créatifs ou les joueurs.

Autonomie et fonctionnalités

L’autonomie du Surface Pro 12 est similaire à celle de la génération précédente, avec jusqu’à 12 heures de navigation web et 16 heures de lecture vidéo en local. Il intègre également les dernières technologies de connectivité, telles que le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 5.4, ainsi que la compatibilité 4G et 5G (via nanoSIM ou eSIM).

La sécurité est assurée par Microsoft Pluton (TPM 2.0) et un PC à noyau sécurisé Windows 11, avec reconnaissance faciale Windows Hello. Les caméras avant (Full HD 1080p) et arrière (Ultra HD 10 mégapixels) offrent une bonne qualité d’image, avec des effets Windows Studio pour améliorer les appels vidéo.

Accessoires : un coût supplémentaire

Le Surface Pro 12 est vendu à partir de 979 € avec 256 Go de stockage. Il est également disponible en 512 Go (1 099 €) et 1 To (1 299 €). Il est important de noter que le clavier Surface Keyboard est vendu séparément, au prix de 180 € (ou 300 € en pack avec le stylet Slim Pen). Un chargeur USB-C de 45 W est également proposé en option (60 €).

Un format hybride toujours pertinent ?

Le Surface Pro 12 représente une évolution intéressante de la gamme hybride de Microsoft. Il offre un bon compromis entre performance, portabilité et autonomie, mais son prix, auquel il faut ajouter le coût des accessoires, pourrait freiner certains acheteurs. Reste à savoir si le format hybride, qui combine les avantages d’une tablette et d’un ordinateur portable, reste pertinent en 2025, face à la concurrence des appareils plus spécialisés.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.