Alors que des manifestations tendues secouent la France en octobre 2026, l’utilisation massive de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre provoque de véritables brûlures cutanées et peut même se transformer en cyanure dans le sang humain, selon Alexander Samuel, docteur en biologie moléculaire.
Les forces de l’ordre ont recours au gaz lacrymogène pour disperser la foule dans un climat de forte tension sociale marqué par des manifestations lycéennes et des mouvements de contestation à travers le pays. Un tel déploiement s’est notamment produit le 17 octobre 2026 à Quimper, ainsi que le 1 octobre 2026 devant le lycée Bréquigny à Rennes, comme le documente le quotidien Ouest-France. L’efficacité de cet outil de maintien de l’ordre est reconnue par les autorités.
Ses répercussions sanitaires demeurent largement sous-estimées par les pouvoirs publics.
Les risques toxiques selon Alexander Samuel
Alexander Samuel s’est intéressé à la toxicité de cette substance lors du mouvement des Gilets jaunes, après avoir examiné une théorie complotiste affirmant que des grenades lacrymogènes contenaient du cyanure. Le biologiste a constaté un fond de vérité inattendu après des analyses et des recherches dans la littérature scientifique. S’il n’y a pas de cyanure directement dans les bombes, ses recherches démontrent que le composé chimique se transforme en cyanure dans le sang après son absorption par les poumons et la peau.
Brûlures chimiques et complications pulmonaires à Rennes et à Nice
D’après les explications d’Alexander Samuel recueillies par le journal, les conséquences cutanées et oculaires peuvent s’avérer sévères :
- Le gaz lacrymogène provoque des brûlures chimiques de la peau pouvant atteindre le second degré.
- Une atteinte du système respiratoire peut engendrer des œdèmes pulmonaires potentiellement mortels.
- Au niveau des yeux, l’exposition entraîne des douleurs, un blépharospasme provoquant un clignement incontrôlé des paupières, ainsi qu’une inflammation conjonctivale.
- Une exposition prolongée risque de rayer la cornée et de causer une perte de vision irréversible.
Le biologiste a constaté avec étonnement lors de ses déplacements récents dans des rassemblements à Nice que les policiers ne portaient pas de masque à gaz pour se protéger des émanations qu’ils projetaient eux-mêmes. Le syndicat policier minoritaire Vigi avait déjà averti le ministère de l’Intérieur en 2019 après qu’un CRS eut perdu connaissance à Paris suite à l’inhalation de gaz tirés par les forces de l’ordre. Les syndicats policiers restent globalement silencieux sur cette surexposition professionnelle, malgré les inquiétudes exprimées par des fonctionnaires de police dans des témoignages anonymes recueillis par le journal Libération en 2023.
Incidents cardiaques et impacts sur la santé reproductive
Un cas documenté en Égypte fait état de plusieurs décès après des tirs de grenades lacrymogènes à l’arrière d’un véhicule. Par ailleurs, un rapport de cas émanant de scientifiques tunisiens relate la situation d’un jeune homme.
Ce jeune homme a été victime d’un infarctus aigu du myocarde accompagné de graves séquelles cardiaques après une exposition, selon ce document référencé par la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis (National Library of Medicine).
Concernant la santé reproductive, une analyse a porté sur 1 276 participantes. 83 % d’entre elles ont déclaré auver au moins un effet indésirable, incluant des crampes utérines pour 69 % des sujets, des règles précoces pour 55 %, une sensibilité mammaire pour 30 %, ainsi qu’un retard de règles pour 19 %.
Comme le précise toutefois le journal Le Monde, cette enquête repose sur du déclaratif, sans mesure précise des doses reçues ni groupe témoin comparable.