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Lacombe expulsé de CAQ après rassemblement péquiste

Mathieu Lacombe a été expulsé de la Coalition avenir Québec et destitué de son poste de ministre de la Culture et des Communications le 9 octobre 2026, après s'être rendu au…

Mathieu Lacombe se voit retirer sans délai ses fonctions de ministre de la Culture et des Communications

Mathieu Lacombe a été expulsé de la Coalition avenir Québec et destitué de son poste de ministre de la Culture et des Communications le 9 octobre 2026, après s’être rendu au rassemblement électoral du Parti québécois à l’Espace St-Denis à Montréal le soir du scrutin provincial.

Mathieu Lacombe exclu de la Coalition avenir Québec

L’ancien journaliste et député sortant de Papineau a vu sa carrière politique prendre une tournure abrupte. Moins de quatre jours après la défaite écrasante de sa formation politique aux élections provinciales du 5 octobre 2026, l’ex-ministre s’est vu retirer son portefeuille et son statut de membre de la Coalition avenir Québec. La décision a été officialisée par une résolution adoptée pour sanctionner sa présence au milieu des célébrations péquistes.

La direction du parti a jugé cet écart impardonnable. Selon les communications officielles émises par la formation politique, la démarche de l’élu contredisait directement les engagements de loyauté exigés de ses représentants. La décision de se rendre à l’événement d’un autre parti le soir même du vote ne correspondait pas aux critères fondamentaux du groupe.

Martine Biron remplace Mathieu Lacombe au ministère

Face à la vacance soudaine de ce poste décisionnel, la première ministre sortante Christine Fréchette a réagi rapidement pour éviter tout flottement ministériel. C’est Martine Biron qui a été désignée pour remplacer l’ancien titulaire à la tête du ministère pour les derniers jours de l’administration sortante, un relais que Radio-Canada a également documenté.

Mathieu Lacombe de la Coalition avenir Québec (CAQ) fête avec le Parti québécois (PQ) | Élections

En plus d’assumer cette nouvelle charge, Martine Biron continue de piloter ses dossiers réguliers. Elle conserve ainsi ses responsabilités à la tête de l’Enseignement supérieur ainsi que son rôle de ministre responsable de la Condition féminine, assurant ainsi la transition jusqu’à l’assermentation de la prochaine équipe gouvernementale. Sa nomination vise à garantir la continuité de l’action gouvernementale à l’approche de la transition, d’après les précisions de l’agence La Presse Canadienne.

L’ex-ministre présente ses excuses publiques

L’ancien responsable gouvernemental s’est tourné vers les réseaux sociaux pour clarifier sa position. Il a reconnu qu’il lui incombait de faire preuve de retenue, en dépit des liens amicaux noués au fil des ans avec des personnalités de l’autre formation politique.

Le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, répond à l'opposition lors de la période de questions à
Photo : Noovo Info

En politique, au-delà des lignes de parti, il existe aussi de belles amitiés. Lundi soir, j’ai participé à un rassemblement du Parti québécois afin de souligner la victoire de personnes que j’estime et avec qui j’ai tissé des liens au fil des années. Cela dit, malgré ma décision de quitter la politique, j’occupais toujours mes fonctions. Je n’aurais donc pas dû être présent à cet événement. Je tiens à offrir mes excuses sincères à tous les militants, à mes collègues et mes amis que cette décision a pu blesser ou décevoir.

Mathieu Lacombe, ex-ministre de la Culture et des Communications

Plusieurs de ses anciens collègues n’ont pas caché leur amertume. Des figures locales et des députés défaits de sa propre formation ont exprimé leur incompréhension face à cette décision de célébrer la victoire des adversaires au moment précis où le parti subissait un effondrement électoral historique.

Le Québec redessine sa carte politique

Ce tumulte survient au lendemain d’un scrutin difficile qui a complètement redessiné la carte politique du Québec. La formation politique dirigée par Christine Fréchette n’a réussi à faire élire aucun représentant, obtenant un pourcentage minime des suffrages exprimés — sous la barre fixée par les compilations de La Presse Canadienne. Ce bilan négatif a entraîné le départ de la cheffe du parti.

«L'indignation va trop loin!!»: Mathieu Lacombe s’excuse après sa présence au party du PQ

De son côté, le Parti québécois dirigé par Paul St-Pierre Plamondon forme un gouvernement minoritaire avec l’élection de 59 députés. Interrogés sur un éventuel rapprochement futur, les membres de la nouvelle équipe péquiste ont indiqué qu’aucun plan d’intégration n’était sur la table, rappelant que l’élu sanctionné avait lui-même signifié plus tôt dans l’année son intention de se retirer de la vie politique à la fin de son mandat. Des élues telles que Catherine Gentilcore et Méganne Perry Mélançon ont toutefois commenté l’ouverture générale du parti envers les compétences du milieu, tout en insistant sur la force du bassin de candidats déjà présents dans leurs propres rangs, d’après les reportages du Devoir.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.