Publié le 18 novembre 2023. L’actrice et chanteuse espagnole Encarnita Polo, figure emblématique du flamenco-pop, a été retrouvée morte dans une maison de retraite à Ávila, en Espagne. Les premières investigations pointent vers un acte de violence commis par un autre résident.
- Encarnita Polo, âgée de 86 ans, est décédée le 14 novembre dans la résidence Decanos de Ávila.
- Un homme de 66 ans, admis dans l’établissement seulement deux jours auparavant, est suspecté de l’avoir agressée et étranglée.
- La fille de la victime, Raquel Waitzman Polo, a demandé le respect de la vie privée de sa famille dans un communiqué.
La Police nationale espagnole a ouvert une enquête confiée à la Brigade provinciale de la police judiciaire pour déterminer les circonstances exactes du décès d’Encarnita Polo. L’hypothèse privilégiée est celle d’une agression commise par un co-résident de la maison de retraite Decanos de Ávila, souffrant de troubles mentaux. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’agresseur n’avait pas manifesté de comportement violent auparavant et a été placé en service psychiatrique après les faits, en attendant les suites de l’instruction.
La nouvelle de la disparition de l’artiste a suscité une vive émotion en Espagne. Sa fille, Raquel Waitzman Polo, a publié un message poignant pour rendre hommage à sa mère :
« C’est avec une immense douleur que je tiens à vous informer que ma mère, Encarnita Polo, est décédée aujourd’hui à Ávila, la ville où nous vivons et où elle a passé ses dernières années entourée d’amour. Pour beaucoup, elle a été une chanteuse et actrice inoubliable, une pionnière du flamenco-pop dont la voix et la personnalité ont marqué plusieurs générations, mais pour moi, elle était avant tout ma mère : une femme forte et amusante avec un caractère unique. »
Raquel Waitzman Polo, fille d’Encarnita Polo
Les circonstances précises de l’agression continuent d’être examinées. L’émission de télévision Fiesta a révélé que l’agresseur avait été admis à la résidence Decanos de Ávila le 12 novembre, soit seulement un jour et demi avant le drame. Il semblerait que la victime et son agresseur se trouvaient tous deux dans le module dédié aux personnes atteintes de démence, un espace soumis à une surveillance accrue et dont l’accès est contrôlé par un système de clé. Selon les informations rapportées, les résidents de ce module avaient la liberté de circuler dans leurs chambres.
Les autorités poursuivent leurs investigations pour comprendre comment cet acte de violence a pu se produire au sein de la résidence et pour déterminer les responsabilités éventuelles.
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