Publié le 14 octobre 2025 16:04:00. Boïko Borissov, leader du parti GERB (Citizens for European Development of Bulgaria), a exprimé son profond désaccord avec la participation de son parti à la coalition gouvernementale actuelle, estimant qu’il n’a plus de réelle influence et qu’une alternative pro-russe se profile.
- Boïko Borissov critique l’absence d’influence de GERB au sein du gouvernement actuel.
- Il accuse d’autres partis de former des majorités sans consulter GERB.
- Il a demandé à ses collaborateurs de faire un rapport sur les raisons de cette situation.
Lors d’une réunion au siège du GERB, Boïko Borissov a exprimé son mécontentement face à la position de son parti au sein de la coalition. Il a déclaré ne plus avoir de responsabilités significatives, se décrivant comme relégué au sixième rang. Il a souligné l’émergence de blocs politiques distincts, notamment un groupe pro-russe, et s’est interrogé sur les perspectives pour l’Ukraine dans ce contexte.
Borissov a rappelé les engagements pris par son parti, tels que l’adhésion à la zone euro et la mise en œuvre d’un plan de relance économique, affirmant qu’ils avaient été tenus. Il a également mentionné des réformes législatives importantes mises en œuvre sous sa direction.
« Le résultat sera encore pire pour le GERB si nous restons dans un tel gouvernement. Si nous nous présentons, nous ne le serons que formellement. Voyez-vous un avantage à rester dans un tel gouvernement ? »
Boïko Borissov, leader du GERB
Le chef du GERB a ensuite chargé ses adjoints de retourner sur le terrain pour évaluer les raisons de cette situation et de lui faire un rapport détaillé. Il a insisté sur la nécessité d’un travail approfondi au sein du parti, au-delà des préoccupations liées à l’exercice du pouvoir. Il a utilisé une métaphore forte pour illustrer son sentiment d’être dépossédé de l’influence de son parti : « Qui, comme c’est fini, vient ici me rapporter comment le corps du GERB a été “mangé” : main, jambe, shkegbe ».
Borissov a également noté la formation de deux nouvelles majorités parlementaires, laissant entendre que le paysage politique bulgare est en pleine mutation et que le GERB pourrait être marginalisé. Il a souligné que ces majorités sont désormais en mesure de gouverner sans l’accord de son parti.
