Publié le 18 janvier 2024 15:25:00. L’ancien président américain Donald Trump a lancé une initiative internationale, baptisée « Conseil de la paix », visant à résoudre le conflit à Gaza et à s’étendre à d’autres foyers de tensions. Plusieurs dirigeants mondiaux ont reçu une invitation à rejoindre ce conseil, dont les modalités d’adhésion ont suscité des interrogations.
- Donald Trump présidera le « Conseil de la paix », une nouvelle instance internationale.
- Des sources diplomatiques évoquent une demande de contribution financière d’environ 1 milliard de dollars pour les membres souhaitant un statut permanent.
- La Maison Blanche dément l’existence d’une cotisation minimale, mais souligne que le conseil est réservé aux « partenaires » engagés en faveur de la paix.
L’annonce de ce « Conseil de la paix » intervient alors que le cessez-le-feu à Gaza reste fragile. Selon des diplomates, l’objectif initial de cette initiative est de mettre fin au conflit dans la bande de Gaza, avant de l’étendre à d’autres zones de crise à travers le monde. Donald Trump a d’ailleurs déclaré à Reuters qu’il envisage de traiter les conflits « au fur et à mesure qu’ils surgissent ».
Plusieurs personnalités ont déjà été annoncées comme membres du conseil, parmi lesquelles le secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’envoyé spécial de Donald Trump Steve Witkoff, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et le gendre de Trump, Jared Kushner. La Maison Blanche n’a pas encore précisé les responsabilités de chaque membre, et a indiqué que d’autres noms seraient dévoilés dans les semaines à venir. Il est à noter qu’aucun représentant palestinien ne figure pour l’instant sur la liste.
Des dirigeants de plusieurs pays ont reçu une invitation à rejoindre le « Conseil de la paix ». Les bureaux des présidents égyptien et turc ont confirmé avoir reçu cette invitation. De même, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a été invitée à représenter l’Union européenne. Parmi les autres pays sollicités figurent la France, l’Allemagne, l’Australie et le Canada, selon quatre sources.
La Maison Blanche a réagi aux informations diffusées par Bloomberg, qui évoquaient une demande de contribution financière d’environ 1 milliard de dollars (environ 925 millions d’euros) pour obtenir un statut de membre permanent au sein du conseil. Elle a qualifié ces informations de « trompeuses », affirmant qu’il n’y a pas de cotisation minimale.
« Cela accorde simplement un statut de membre permanent aux pays partenaires qui démontrent un engagement profond en faveur de la paix, de la sécurité et de la prospérité. »
Maison Blanche
Le Département d’État américain a renvoyé les questions des journalistes de Reuters vers les publications antérieures sur les réseaux sociaux de Donald Trump et de Steve Witkoff, qui ne mentionnaient pas de montant spécifique.
Ce « Conseil de la paix » s’inscrit dans le cadre du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza et gérer la période de transition après le cessez-le-feu. Selon un plan dévoilé en octobre, la durée d’adhésion de chaque État membre ne dépassera pas trois ans, sous réserve de renouvellement par le président américain.
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