Publié le 23 novembre 2025 04:27:00. L’Afrique du Sud pourrait perdre l’accès à des financements américains cruciaux pour la lutte contre le VIH, en raison de tensions diplomatiques croissantes. Face à cette situation, Pékin a annoncé une aide de 3,49 millions de dollars américains (environ 60 millions de rands sud-africains) pour renforcer la prévention du virus dans le pays.
- Les États-Unis n’ont pas programmé de réunion avec l’Afrique du Sud pour discuter de la reconduction des financements du PEPFAR (Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida).
- L’Afrique du Sud ne recevra pas non plus le lénacapavir, un nouveau médicament de prévention du VIH à action prolongée, de la part des États-Unis.
- La Chine apporte un soutien financier de 3,49 millions de dollars américains à l’Afrique du Sud via l’ONUSIDA pour améliorer les services de prévention du VIH, ciblant notamment les jeunes et les consommateurs de drogues injectables.
Cette situation intervient alors que les ambassadeurs américains sur le continent africain rencontrent les ministres de la Santé pour négocier de nouvelles conditions pour les financements du PEPFAR à partir d’avril 2026. L’Afrique du Sud, pourtant le pays le plus touché par le VIH au monde avec environ 8 millions de personnes vivant avec le virus, n’a pas été invitée à ces discussions. Les jeunes de 15 à 24 ans représentent plus d’un tiers des nouvelles infections, et la prévalence du VIH est 7 % plus élevée chez les consommateurs de drogues injectables que dans la population générale.
Le désaccord entre Washington et Pretoria s’intensifie, et les conséquences pourraient être lourdes pour les programmes de lutte contre le VIH en Afrique du Sud. Le PEPFAR est une source de financement essentielle pour le pays, et la perte de ces fonds pourrait compromettre les progrès réalisés dans la lutte contre l’épidémie. L’absence de dialogue direct sur la reconduction des financements et le refus d’accès au lénacapavir soulignent la profondeur des tensions diplomatiques.
L’aide chinoise, annoncée par le Fonds chinois de développement mondial et de coopération Sud-Sud, vise à renforcer les efforts de l’Afrique du Sud pour mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique. L’accord, facilité par l’ONUSIDA, se concentrera sur les services de prévention du VIH, en particulier pour les populations les plus à risque. Cette initiative témoigne de l’engagement de la Chine à soutenir les efforts africains en matière de santé publique.
Il reste à voir si les tensions diplomatiques entre les États-Unis et l’Afrique du Sud seront apaisées et si un accord pourra être trouvé pour assurer la continuité des financements du PEPFAR. L’avenir des programmes de lutte contre le VIH en Afrique du Sud dépendra en grande partie de l’évolution de ces négociations.
