L’ancien vice-président de Ryanair a exprimé des inquiétudes quant au manque d’urgence dans les efforts de réduction des dépenses au sein du HSE (Health Service Executive), suggérant que certains objectifs d’économies ne seront pas atteints et que le gouvernement devrait en être informé.
En janvier, Michael Cawley, membre du conseil d’administration du HSE, avait présenté quatorze propositions visant à générer des économies pour le service de santé en 2025.
Cependant, dès avril, il a fait part au PDG du HSE, Bernard Gloster, de son constat d’une progression trop lente et de la non-réalisation, ni de manière réaliste, de certaines réductions de dépenses, notamment en ce qui concerne les coûts administratifs.
M. Cawley a reconnu les efforts déployés par le service de santé pour maîtriser les coûts, tout en soulignant qu’il reste encore beaucoup à faire.
Ses recommandations incluaient des solutions technologiques pour les soins à domicile, une limitation des dépenses autorisées par certains départements, ainsi qu’une réduction des coûts de maintenance informatique.
Il a également pointé du doigt la surprescription et le surstockage de certains médicaments, ainsi que la possibilité pour des entreprises privées d’utiliser les infrastructures hospitalières publiques en soirée et le week-end.
M. Cawley a souligné que huit de ses quatorze suggestions n’avaient pas été prises en compte et a demandé un suivi plus rigoureux des économies réalisées sur les voyages, les frais de subsistance, les frais de port et la formation.
Lors d’une récente réunion d’audit, il est apparu clairement que les initiatives du département financier du HSE ne permettraient pas d’atteindre les économies prévues.
Il a écrit : “Si cette attitude et cette approche ne changent pas, je propose que nous informions le département que nous abandonnons cet objectif, car il est inutile de prétendre que nous y travaillons sérieusement.”
En réponse, le PDG du HSE, Bernard Gloster, a déclaré qu’il pensait avoir clairement exprimé quelles suggestions étaient “faisables pour l’instant”.
“Je pensais que nous avions trouvé un terrain d’entente”, a-t-il écrit, s’excusant pour tout malentendu.
M. Gloster a affirmé avoir pris certaines des décisions les plus difficiles et immédiates par rapport à ses prédécesseurs.
“Il reste encore beaucoup à faire, mais je ne peux pas aller aussi vite et aussi sûrement que le système qui m’entoure, dont la capacité de gestion est, je pense, variable et reconnue comme telle par beaucoup.”
Concernant la possibilité d’informer le ministère de la Santé que certaines économies ne seraient probablement pas réalisées, M. Gloster a déclaré partager les préoccupations concernant leur “réalisation”.
Il a toutefois souligné que 2025 est une année “difficile” pour les services de santé et que certains changements prendront du temps à porter leurs fruits.
M. Gloster a écrit : “Je partage la frustration quant au temps et au rythme de certains changements. J’ai informé le département et le comité du Cabinet que, bien que le contrôle des salaires soit en place pour la première fois et que nous ayons maintenu notre position lors du récent litige, je suis préoccupé par le non-paiement.”
“Je ne sais pas si cela équivaut à l’abandon des mesures, mais je suis ouvert à l’avis du conseil d’administration, car il s’agit d’un problème important.”
En réponse, M. Cawley a déclaré qu’un changement d'”engagement, d’énergie et d’imagination” était nécessaire de la part des membres clés de l’équipe de direction du HSE.
Il a écrit : “J’ai reconnu les mesures que vous avez déjà prises pour réduire les coûts, mais malheureusement, même à 100% d’efficacité, leur impact sera considérablement inférieur à l’objectif global et à ce que je crois réalisable.”
Interrogée sur ces documents, une porte-parole du HSE a déclaré : “Il est du rôle des membres du conseil d’administration d’analyser et de remettre en question le travail de l’équipe de direction, et l’équipe de direction du HSE l’accepte.”
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