Les habitudes alimentaires des Américains ont connu des changements notables cette année, reflétant à la fois les contraintes économiques et une évolution des goûts. Des petits-déjeuners traditionnels devenus un luxe aux saveurs épicées de plus en plus prisées, en passant par le retour en force du sandwich au poulet frit, le paysage culinaire américain se redessine.
L’inflation et les perturbations des chaînes d’approvisionnement ont eu un impact direct sur le coût des repas, en particulier le petit-déjeuner américain classique composé d’œufs, de pommes de terre et de café. Autrefois abordable, ce repas est désormais considéré comme un luxe par certains, nécessitant un budget comparable à celui d’un brunch plus élaboré, comme l’expliquait une analyse récente.
Parallèlement à ces contraintes économiques, les préférences gustatives des consommateurs évoluent. Plus de la moitié des Américains (50 %) se disent désormais susceptibles d’acheter des produits étiquetés comme “épicés”, contre 39 % en 2015. Cette tendance témoigne d’un appétit croissant pour les sensations fortes, même dans la vie de tous les jours.
Un autre changement notable est l’essor du sandwich au poulet frit, dont la consommation a augmenté de 19 % dans les restaurants américains. Ce regain de popularité menace la domination historique du burger, un incontournable de la restauration rapide.
Ces évolutions culinaires révèlent bien plus que de simples changements de goûts. Elles témoignent d’une adaptation aux réalités économiques et sociales actuelles, et d’une quête de nouvelles expériences gustatives.
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