L’Arctic Report Card, menacé d’interruption après le retrait du financement de la NOAA en août, sera publié en décembre 2026 grâce à un partenariat avec l’American Geophysical Union et une coalition d’organisations scientifiques, préservant ainsi cette évaluation annuelle du réchauffement climatique.
Le sauvetage de l’Arctic Report Card par l’American Geophysical Union
L’Arctic Report Card échappe à l’interruption. Alors que la National Oceanic and Atmospheric Administration a retiré son soutien financier en août, l’évaluation annuelle de l’Arctique a trouvé de nouveaux soutiens auprès de l’American Geophysical Union et d’une coalition de partenaires, comme le rapportent les éditeurs du rapport. Rick Thoman, éditeur de longue date, a confirmé que l’équipe de rédaction est en mesure d’annoncer la parution du rapport cette année selon les informations recueillies auprès des auteurs.
Rick Thoman, éditeur de longue date, a déclaré que c’était probablement la chose la plus importante pour cette année, mais qu’ils voyaient désormais la voie à suivre pour continuer l’Arctic Report Card pour un avenir indéfini.
Le document, qui examine depuis deux décennies les évolutions de la banquise, du verdissement de la toundra et des températures dans les régions nordiques du globe, rassemble plus d’une centaine de scientifiques, dont beaucoup basés en Alaska. La NOAA coordonnait auparavant les travaux et assurait le développement du site internet ainsi que l’édition avant de suspendre son implication, alors même que l’édition en cours était déjà préparée.
Une coalition de partenaires scientifiques et universitaires mobilisée
Pour compenser ce désengagement, l’American Geophysical Union et climate.us fournissent le personnel nécessaire à la coordination, à la gestion du site web et à la conception des composants visuels. Rick Thoman, spécialiste du climat au Center for Climate Assessment and Preparedness de l’University of Alaska Fairbanks, a précisé que l’UAF et le Cooperative Institute for Research and Environmental Sciences de l’University of Colorado Boulder apportent également un soutien en personnel.
La structure bénéficie également de l’appui de climate.us — organisation issue l’année dernière de la fermeture effective de climate.gov — ainsi que de l’Arctic Monitoring and Assessment Programme, qui coordonne l’évaluation scientifique indépendante.
Perspectives financières et enjeux géopolitiques pour l’Arctique
Malgré ce partenariat salvateur, des incertitudes financières subsistent pour le long terme. Rick Thoman a indiqué que l’organisation cherche encore les fonds indispensables pour pérenniser l’édition au-delà de cette année, précisant qu’aucun accord définitif n’avait encore été signé pour l’avenir lointain.
Rick Thoman, éditeur de longue date, a indiqué qu’ils auraient collectivement besoin d’un certain financement pour maintenir cette activité, qu’ils s’attendaient tout à fait à ce que cela se produise, mais qu’à sa connaissance, personne n’avait encore signé de contrat officiel.
Les responsables du projet soulignent l’urgence de maintenir cette veille climatique face aux mutations rapides de la région. Twila Moon, l’une des éditrices de l’ARC et scientifique adjointe au National Snow and Ice Data Center, a insisté sur les transformations en cours dans le septentrion.
Publication prévue à San Francisco en décembre
Le rapport complet de 2026 sera hébergé en ligne sur ArcticReportCard.org avec l’aide de l’AGU, et sa sortie officielle est programmée lors de la réunion annuelle de l’American Geophysical Union à San Francisco. Une conférence de presse se tiendra au cours de la semaine du 7 décembre.
Matthew Druckenmiller, éditeur de l’ARC, a affirmé qu’au-delà de l’importance de partager cette science essentielle, le fait de pouvoir s’unir et veiller à ce que l’Arctic Report Card aille de l’avant est le signe que la science ne sera ni arrêtée ni réduite au silence.