Publié le 8 janvier 2026 08:45. La Milano Santa Giulia Arena s’apprête à accueillir les finales de hockey sur glace italiennes, une répétition générale avant les Jeux olympiques d’hiver de 2026, mais des ajustements de dernière minute et des installations réduites suscitent des inquiétudes, notamment parmi les stars de la NHL.
- Les billets pour les finales de hockey sont proposés à un prix abordable de 3 euros.
- L’arène de Milan présente des dimensions de patinoire inférieures aux normes nord-américaines et un système de refroidissement provisoire.
- L’équipe nationale italienne masculine, peu représentée sur la scène internationale, espère faire bonne figure lors des Jeux olympiques.
À quelques jours de l’inauguration de la Milano Santa Giulia Arena, l’effervescence est palpable. Les finales de hockey sur glace italiennes, qui détermineront le vainqueur du Scudetto et de la Coupe d’Italie entre samedi et dimanche, serviront de test grandeur nature avant les Jeux olympiques d’hiver de 2026. L’accès à ces rencontres sera exceptionnellement facile pour le public, avec des billets vendus à seulement 3 euros, une initiative visant à susciter l’enthousiasme autour de ce sport.
Cependant, cette préparation s’accompagne de quelques inquiétudes. Luc Tardif, président de la Fédération internationale de hockey sur glace, s’est dit confiant quant à la qualité de l’infrastructure, tout en reconnaissant que les délais ont été serrés. « Je suis confiant dans la qualité de l’infrastructure. Nous aurions préféré dormir plus tranquillement, mais je pense que ce sera un bon tournoi olympique. Dans les prochains jours, nous évaluerons minutieusement l’usine », a-t-il déclaré. Plusieurs points structurels nécessitent une attention particulière : la patinoire, bien que fonctionnelle, est plus petite que les standards nord-américains, et le système de refroidissement n’est pas permanent. De plus, les espaces dédiés à l’entraînement et à l’échauffement sont limités, ce qui pourrait contrarier les joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH), habitués à des installations plus spacieuses.
La capacité des tribunes, d’environ 14 000 places, est également inférieure aux normes nord-américaines, ce qui a entraîné une augmentation des prix des billets, y compris pour les matchs de qualification. Assister aux performances des joueurs canadiens, américains, tchèques, finlandais, suisses et suédois représente un investissement conséquent. Cette non-conformité aux exigences initiales est due aux directives du Comité international olympique (CIO), qui privilégient la multifonctionnalité des sites nouvellement construits. Après les Jeux, l’arène, qui est une propriété privée, sera transformée pour accueillir des concerts et d’autres disciplines sportives, comme le basketball, pour lesquelles elle a été conçue.
Ces finales milanaises serviront également à évaluer l’état de forme des équipes nationales italiennes, qui participeront aux Jeux olympiques. Avec moins de 5 000 adhérents (dont les enfants) et une cinquantaine de joueurs professionnels, l’Italie n’est pas une nation de hockey de premier plan. Sur les 24 participations aux Jeux olympiques, les Italiens n’ont été présents qu’à neuf reprises, et la dernière qualification sur le terrain remonte à 1998 (la participation à Turin en 2006 s’étant faite grâce à une invitation). L’équipe féminine, actuellement en stage au Canada, participera pour la deuxième fois aux Jeux après l’édition piémontaise. Au classement mondial, les Italiennes (18ème place) sont mieux classées que les hommes (20ème place).
La désintégration du championnat italien il y a une dizaine d’années, avec le départ des meilleures équipes vers des ligues transeuropéennes, a fragilisé le hockey sur glace italien. Actuellement, seules deux équipes italiennes, Bolzano et Val Pusteria, évoluent dans la prestigieuse Ligue de hockey sur glace, sept dans la Ligue des Alpes et douze dans la Serie A, une sorte de deuxième division nationale. Pour les femmes, la Serie A compte huit équipes. L’équipe masculine italienne, dirigée par Jukka Jalonen, qui a mené la Finlande à l’or olympique en 2022, affrontera la Suède, la Slovaquie et la Finlande lors de la phase préliminaire des Jeux. Les défis s’annoncent de taille pour les Azzurri, qui devront se battre pour faire honneur à leur pays. Les femmes débuteront leur compétition le 5 février face à la France, avant d’affronter les championnes de Suède et du Japon. Les billets pour les matchs italiens sont encore disponibles à des prix raisonnables, une opportunité à saisir pour les amateurs de hockey.
