L’armée américaine a annoncé samedi avoir frappé et détruit trois pétroliers iraniens dans la région du Golfe. Cette intervention fait suite à des tirs de missiles balistiques menés par les Gardiens de la révolution iranienne en direction de deux navires de guerre américains, selon les informations rapportées par Lebrief. Le commandement central américain, le CENTCOM, a précisé qu’un porte-avions et un destroyer lance-missiles ont réussi à déjouer plusieurs attaques sans qu’aucun militaire américain ne soit blessé.
L’armée américaine détruit trois pétroliers iraniens après des tirs de missiles
Bilan et état des navires visés par les forces américaines
D’après les précisions fournies par le CENTCOM, l’opération a conduit à la mise hors service définitive de deux pétroliers appartenant aux Gardiens de la révolution : le M/T Downy, situé au large de l’île de Kharg, et le M/T Stark 1, repéré près de Jask. Un troisième navire, le M/T Kylo, qui était vide de cargaison au moment des faits, a été entièrement détruit dans le golfe d’Oman. Son équipage avait préalablement reçu l’ordre d’évacuer.
Du côté iranien, l’agence semi-officielle Tasnim a confirmé qu’un pétrolier avait été touché par quatre projectiles américains près de l’ancrage de Kharg, tout en signalant l’absence de victimes grâce à l’évacuation préalable de l’équipage. En réponse à ces événements, les forces navales des Gardiens de la révolution ont affirmé le 5 septembre avoir pris pour cible trois pétroliers empruntant une voie non autorisée dans le détroit d’Ormuz, ainsi que trois navires affiliés aux États-Unis dans d’autres secteurs, d’après les informations relayées par BFM.
Avertissements officiels et escalade autour de l’île de Kharg
L’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM, a publiquement mis en garde Téhéran en affirmant que toute attaque contre des navires américains entraînerait une riposte encore plus coûteuse pour l’Iran, déclarant selon BFM : Si vous tirez sur deux de nos navires, nous vous imposerons un prix économique encore plus grand: vous en prendre trois
. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a abondé dans le même sens en prévenant que la flotte pétrolière iranienne demeurera une cible tant que les tirs contre la marine américaine se poursuivront.

Ces affrontements accentuent la pression sur l’île de Kharg, un site névralgique par lequel transitait environ 90 % des exportations de brut iranien avant le début du conflit. Déjà touchée par des frappes ciblées en mars dernier et soumise à un blocus américain instauré à la mi-avril, cette infrastructure demeure au cœur des tensions régionales. Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a menacé dimanche de ripostes qualifiées de « plus rapides et plus intenses », illustrant la persistance des hostilités dans cette zone stratégique.