Home AffairesLARRY KUDLOW : Arrêtons le socialisme dans son élan

LARRY KUDLOW : Arrêtons le socialisme dans son élan

by Amélie Bernard

L’administration américaine cible les agences de régulation, accusées de freiner l’économie et de s’immiscer abusivement dans le fonctionnement du marché. Des appels se multiplient pour une réforme en profondeur de ces structures, voire leur suppression pure et simple.

Au cœur des critiques se trouve la Commission fédérale du commerce (FTC), que certains estiment dépassée et nuisible. Selon ses détracteurs, la FTC ne fait que bloquer le commerce, entraver l’esprit d’entreprise et pénaliser les entreprises nationales, sans pour autant protéger efficacement les consommateurs. « Dans 99 % des cas portés devant elle, les consommateurs ne subissent aucun préjudice », affirment-ils, soulignant que le ministère de la Justice, via sa division antitrust, serait plus à même de traiter les rares affaires méritant une action en justice.

Cette offensive s’inscrit dans une critique plus large de l’appareil bureaucratique et administratif américain, jugé excessif et contre-productif. Selon certains, ce « quatrième pouvoir », né il y a plus d’un siècle avec la multiplication des commissions et des conseils de régulation, nuit au capitalisme de marché et à l’initiative privée. L’objectif serait de « jeter du sable dans les engrenages du capitalisme et de l’entrepreneuriat », dénoncent-ils.

Kevin Hassett, directeur du Conseil économique national, a récemment accusé la Réserve fédérale de partialité, alimentant le débat sur la nécessité d’une réforme. Mais la question dépasse largement le cas de la banque centrale. L’argument central est que le pouvoir exécutif, représenté par le président, devrait avoir la même latitude pour nommer et révoquer les responsables de ces agences qu’il a pour les embaucher. Une révocation « libre, sans motif » est réclamée, afin, selon ses partisans, de mettre un terme à ce qu’ils qualifient de « socialisme rampant ».

Les critiques pointent également du doigt une décision de la Cour suprême remontant à près de 100 ans, lors du New Deal de Franklin D. Roosevelt, qui aurait donné trop de pouvoir aux commissions et aux bureaucrates. Ils estiment qu’il est temps de remettre en question cette jurisprudence et de revenir à une conception plus stricte de la séparation des pouvoirs, limitée aux trois branches traditionnelles : l’exécutif, le législatif et le judiciaire.

You may also like

Leave a Comment