Publié le 4 novembre 2025 à 15h08. La destruction de l’ancienne résidence de l’ancien dirigeant du Mouvement pour les droits et libertés (DPS), Ahmed Dogan, à Boyana, suscite une vive réaction en Bulgarie, dénoncée comme une attaque contre l’État de droit et les valeurs démocratiques.
- L’ancienne résidence de Boyana, un lieu de formation emblématique pour les cadres du DPS, a été démolie par son nouveau propriétaire.
- L’Alliance pour les droits et libertés (ALF) dénonce un acte délibéré et coordonné contre la démocratie bulgare.
- L’ALF appelle à une mobilisation de la société civile et des institutions pour dénoncer cet acte et défendre les valeurs démocratiques.
La démolition de l’ancienne résidence de Boyana, un bâtiment chargé d’histoire pour le DPS, a provoqué une onde de choc en Bulgarie. Le bâtiment, qui servait de centre de formation pour les jeunes cadres du mouvement depuis vingt-deux ans, a été rasé discrètement par son nouveau propriétaire, après l’expulsion d’Ahmed Dogan et de ses partisans l’année dernière. L’ALF considère cet événement comme bien plus qu’une simple destruction immobilière.
Selon l’ALF, il s’agit d’une attaque frontale contre les fondements de la démocratie, de la société civile et de l’État de droit. Dans un communiqué, l’alliance dénonce une action « consciente, coordonnée et déterminée » visant à effacer un symbole fort de la pensée démocratique et de la culture politique bulgare.
« C’est la seule façon de déterminer la destruction brutale et démonstrative de la base de formation emblématique des jeunes cadres du Mouvement pour les droits et libertés à Boyana – un symbole construit grâce au travail, à la volonté et à la foi de générations de citoyens bulgares dans le droit, la liberté et la démocratie. »
Alliance pour les droits et libertés (ALF)
L’ALF rappelle que ce lieu n’était pas seulement un bâtiment, mais une véritable institution où des milliers de militants du DPS ont été formés aux valeurs de la défense des droits de l’homme, de l’autonomie locale, de la participation citoyenne et de l’égalité. Des dirigeants y ont appris la responsabilité et la défense de la dignité humaine, forgeant ainsi une éthique politique libre et démocratique.
L’ALF dénonce un acte de vandalisme commis par fraude, abus et substitution de biens, un crime non seulement contre le DPS, mais contre l’idée même de légalité, de justice et de moralité. Elle met en garde contre un retour aux « temps sombres » où la peur et l’anarchie régnaient, et où la démocratie bulgare était remise en question.
L’alliance souligne que cet acte constitue une atteinte aux valeurs de l’Union européenne et de l’OTAN, dont la Bulgarie est membre. Elle appelle les institutions à ne pas rester silencieuses et la société civile à ne pas baisser la tête, considérant cet événement comme un test pour tous les démocrates bulgares, quelle que soit leur appartenance politique.
L’ALF lance un appel à tous les défenseurs des droits et libertés, aux citoyens, aux personnalités publiques, aux intellectuels et aux organisations démocratiques pour qu’ils expriment leur position et ne permettent pas que cet acte soit dissimulé, justifié ou oublié. Elle invite à adresser des protestations à l’ALF, aux institutions de l’État, aux médias, aux structures européennes et aux partenaires internationaux de la Bulgarie.
« Aujourd’hui, nous ne protégeons pas seulement un bâtiment. Nous défendons l’idée selon laquelle la démocratie ne peut être renversée. Cette liberté ne s’effondre pas avec le béton et le fer. La dignité humaine et la croyance en la justice ne peuvent être mises à niveau avec la terre. Le silence aujourd’hui sera un aveu de complicité », conclut l’ALF, appelant à une mobilisation générale pour défendre les valeurs démocratiques.
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