Publié le 17 janvier 2024 à 14h30. Une couverture vaccinale en baisse inquiète les autorités sanitaires de Neuquén, alors que le nombre de cas d’oreillons augmente significativement au niveau national, malgré l’absence de cas confirmés dans la province pour l’instant.
- Plus de 95 % des adultes de Neuquén ne sont pas à jour dans leur calendrier vaccinal.
- Le nombre de cas d’oreillons a augmenté de plus de 200 %, voire 295 %, par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
- Le vaccin trivalent (rougeole, rubéole, oreillons) est gratuit et obligatoire, et le calendrier vaccinal a été mis à jour en 2024.
La faible couverture vaccinale en Argentine suscite des préoccupations croissantes au sein du système de santé, notamment face à la résurgence de maladies évitables. Selon des données récentes, plus de 95 % des adultes de la province de Neuquén ne disposent pas d’un calendrier vaccinal complet, une situation qui favorise la propagation de diverses pathologies.
Au niveau national, l’augmentation des cas d’oreillons est particulièrement préoccupante. La pédiatre Gabriela Muñoz, de l’hôpital Bouquet Roldán, a souligné l’ampleur de la situation :
« Cette année, nous constatons un taux supérieur à 200 % et proche de 295 % par rapport à la médiane des cinq dernières années. »
Gabriela Muñoz, pédiatre à l’hôpital Bouquet Roldán
Bien qu’aucun cas d’oreillons n’ait été confirmé à Neuquén à ce jour, les autorités sanitaires provinciales sont en alerte face à la tendance nationale, qui est directement liée à la diminution de la vaccination.
« Nous n’avons pas de signalements locaux, mais nous en avons au niveau national, et cela est directement lié au manque de couverture vaccinale », a précisé Muñoz.
Vaccination des nouveau-nés
Qu’est-ce que la parotidite (oreillons) ?
La parotidite, communément appelée oreillons, est une maladie virale qui affecte les glandes salivaires, notamment les glandes parotides. Elle se transmet par la salive ou les sécrétions respiratoires. « Il s’agit d’une infection virale dont beaucoup d’entre nous se souviennent de l’enfance en raison du gonflement du visage, mais elle peut entraîner des complications importantes », a averti la pédiatre Muñoz.
Les symptômes les plus fréquents sont la fièvre, les maux de tête, une sensation générale de malaise, une perte d’appétit et le gonflement caractéristique du visage. Bien que l’évolution soit généralement bénigne, le risque de complications augmente avec l’âge, en particulier chez les adolescents et les adultes. « Plus on est âgé, plus le risque de complications est grand », a-t-elle précisé.
Les complications potentielles incluent l’orchite (inflammation des testicules), la pancréatite et, dans les cas graves, la méningo-encéphalite (inflammation du cerveau et des méninges). Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique pour les oreillons, mais les symptômes peuvent être soulagés par des analgésiques, du repos et une bonne hydratation. C’est pourquoi la prévention par la vaccination est essentielle.
les oreillons 2
Le vaccin qui protège contre les oreillons est le vaccin trivalent (rougeole, rubéole, oreillons) ou SRP. En 2024, le Ministère de la Santé de la Nation a mis à jour le calendrier de vaccination. « La deuxième dose, qui était auparavant administrée à cinq ans, a été avancée à 15 et 18 mois pour assurer une protection plus précoce », a expliqué Muñoz.
Les personnes nées avant cette date doivent recevoir une dose à 12 mois et un rappel à 5 ans. Le vaccin est gratuit et obligatoire et est disponible dans tous les centres de santé et hôpitaux de la province de Neuquén.
L’importance de la vaccination
Les professionnels de santé soulignent que la vaccination ne garantit pas une protection à 100 % contre l’infection, mais elle réduit considérablement le risque de développer des formes graves de la maladie. De plus, les personnes ayant déjà eu les oreillons dans leur enfance sont généralement immunisées à vie.
« Le vaccin n’empêche pas l’exposition à 100 %, mais il prévient les formes graves de la maladie. La probabilité de tomber malade est bien moindre si le schéma vaccinal est complet. »
Le ministère de la Santé provincial mène actuellement des campagnes de vaccination pour encourager la population à compléter son calendrier vaccinal. Lors de la récente Soirée de la vaccination, il a été estimé qu’environ 2 500 enfants à Neuquén n’avaient pas reçu leur rappel entre 15 et 18 mois, ainsi qu’environ 500 femmes enceintes qui n’avaient pas reçu les vaccins recommandés.
Malgré le succès de ces campagnes, les professionnels de santé mettent en garde contre la désinformation et les mouvements anti-vaccination, qui constituent un obstacle à la couverture vaccinale. « Au cours des dernières années, nous rencontrons des parents qui hésitent à vacciner leurs enfants par peur, mais le vaccin est un droit de l’enfant et est inscrit au calendrier national », a déclaré Muñoz.
« Si nous nous impliquons tous dans la campagne, du système de santé et de la communauté, nous pouvons empêcher que des maladies déjà maîtrisées ne circulent à nouveau. »
Le ministère de la Santé provincial organise actuellement des journées de vaccination estivales avec des horaires prolongés, du lundi au samedi de 8h à 20h, dans les différents hôpitaux et centres de santé, afin de faciliter l’accès à la vaccination pour tous les citoyens.
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