Publié le 23 novembre 2025 à 11h05. Un entrepreneur lausannois fait l’objet d’une enquête policière après avoir commercialisé un T-shirt controversé, jugé offensant et potentiellement incitant à la haine, qui fait référence à l’Allemagne nazie.
- Andy West, fondateur du bar Taco’s à Lausanne et de la marque Libertad Wear, est visé par une enquête pour discrimination et incitation à la haine.
- Le T-shirt en question, vendu en ligne pour 30 francs suisses, porte l’inscription « F*ck ISSraël » et utilise des symboles rappelant la Waffen-SS.
- La Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD) a dénoncé cette initiative, la qualifiant de banalisation des crimes nazis.
Une enquête a été ouverte contre Andy West, l’entrepreneur à l’origine du bar Taco’s à Lausanne et de la marque de vêtements Libertad Wear, suite à la vente en ligne d’un T-shirt provocateur. L’article, proposé au prix de 30 francs suisses, affichait l’inscription « F*ck ISSraël », intégrant délibérément les lettres « SS » dans un clin d’œil à l’emblème de la Waffen-SS, l’unité militaire tristement célèbre de l’Allemagne nazie.
Selon les informations disponibles, environ 80 T-shirts ont trouvé preneur. M. West a justifié cette action sur Instagram, affirmant que sa cible n’était pas des individus, mais l’État d’Israël et sa politique. Il a présenté cette démarche comme une forme de protestation politique visant à attirer l’attention sur les souffrances de la population civile à Gaza, précisant qu’une partie des bénéfices réalisés était reversée à des organisations humanitaires opérant dans la région.
La Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD) a vivement réagi à cette affaire. L’organisation a dénoncé une banalisation inacceptable des crimes nazis et un manque de respect envers les victimes de la Seconde Guerre mondiale. Selon la CICAD, la diffusion de tels produits contribue à normaliser l’idéologie nazie dans l’espace public et dépasse le cadre de la critique politique en stigmatisant une population entière.
Les autorités judiciaires sont désormais chargées d’examiner la situation et de déterminer les suites à donner à cette affaire dans les semaines à venir. M. West devra répondre de ses actes devant la police.
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