Publié le 6 octobre 2023 18h00. Un vol Ryanair Pisa-Glasgow a vécu une épreuve angoissante vendredi, contraint d’atterrir en urgence à Manchester après plusieurs tentatives avortées en Écosse en raison de la tempête Amy et d’une réserve de carburant dangereusement basse.
- Un Boeing 737-800 Ryanair a dû déclarer une urgence après avoir échoué à trois reprises à atterrir à Glasgow en raison des conditions météorologiques extrêmes.
- L’avion a finalement pu se poser en toute sécurité à Manchester, après avoir également été redirigé d’Édimbourg.
- Un avion militaire canadien a rencontré un sort similaire, atterrissant également à Manchester après avoir déclenché un signal d’urgence.
La journée du 4 octobre restera gravée dans les mémoires des passagers et des pilotes. La tempête Amy, un fort front atlantique accompagné de vents violents, de pluies torrentielles et de turbulences, a semé le chaos sur la côte ouest de l’Écosse. L’aéroport de Glasgow Prestwick s’est retrouvé incapable d’accueillir des atterrissages, la visibilité étant réduite à zéro.
Les pilotes du Boeing 737-800 ont tenté à trois reprises de se poser à Glasgow, mais ont dû interrompre la manœuvre à chaque fois. Redirigés vers l’aéroport d’Édimbourg, ils ont constaté que les conditions météorologiques n’y étaient pas plus favorables : fortes pluies et vent de travers rendaient un atterrissage sûr impossible.
Alors que les heures passaient en vol, le niveau de carburant a commencé à baisser dangereusement. L’équipage a alors transmis le code 7700, le signal international d’urgence aérienne. Un message a été diffusé dans le fuselage : « Nous avons une faible réserve de carburant, il s’agit de notre dernière tentative d’atterrissage. »
Finalement, les contrôleurs aériens ont guidé l’appareil vers l’aéroport de Manchester, où les pilotes ont réussi à effectuer un atterrissage en toute sécurité après quelques minutes particulièrement tendues. Les équipes de secours et les pompiers, préparées au pire, attendaient déjà sur la piste.
« L’émotion était à son comble, tout le monde priait pour que tout se passe bien », a témoigné un passager sur les réseaux sociaux. Après un atterrissage réussi, les passagers sont restés à bord pendant quelques minutes supplémentaires, le temps que l’équipage effectue les procédures de sécurité habituelles. Personne n’a été blessé, bien que beaucoup aient décrit une expérience digne d’un film catastrophe.
Ce vol, qui devait durer un peu plus de deux heures, a finalement pris plus de quatre heures. Les passagers n’ont atteint Glasgow que le lendemain matin.
Un appareil de la Royal Canadian Air Force a connu un destin similaire le même jour. En provenance de Lublin, en Pologne, et à destination de Glasgow, l’avion a également dû modifier sa trajectoire et envoyer un signal d’urgence 7700 en raison de la tempête Amy, se posant finalement à Manchester.
Les experts du secteur aérien soulignent le caractère exceptionnel de cette situation, où deux équipages distincts – civil et militaire – ont été confrontés aux mêmes difficultés météorologiques en une seule journée et ont dû atterrir dans le même aéroport.