Publié le 31 décembre 2025 à 20h45. Une avocate britannique a été radiée de son ordre professionnel après avoir falsifié ses feuilles de temps pour gonfler ses revenus, accumulant ainsi des primes indûes d’un montant considérable.
- Samina Ahmed, avocate spécialisée en droit pénal, a été reconnue coupable de fraude et de manquement à l’intégrité professionnelle.
- Elle a falsifié ses heures de travail pendant plus d’un an, prétendant travailler jusqu’à 28 heures par jour.
- Le tribunal disciplinaire a ordonné sa radiation et l’a condamnée à payer des frais de justice.
Samina Ahmed, mère de trois enfants, travaillait depuis près de deux décennies comme avocate au sein du cabinet Tuckers Solicitors, intervenant principalement dans des affaires pénales. Elle était rémunérée par l’Agence d’aide juridique, financée par l’État. Selon les conclusions du tribunal disciplinaire, elle a sciemment falsifié ses feuilles de temps entre juillet 2021 et juin 2022, malgré des avertissements concernant ses méthodes.
L’avocate a enregistré de manière inexacte un total de 7 511,70 heures sur 266 jours, ce qui équivalait à une moyenne de 28 heures de travail par jour. Cette pratique frauduleuse lui a permis de maximiser ses primes, accumulant ainsi un gain illégal estimé à 69 300 £ (environ 77 000 €). Elle aurait ainsi perçu 400 % de son salaire habituel.
L’affaire a été révélée en avril 2022, suite à des soupçons soulevés au sein du cabinet. Malgré cela, Mme Ahmed a continué à falsifier ses relevés d’heures. Le tribunal a estimé qu’il était « impossible » pour elle d’avoir réellement travaillé le nombre d’heures qu’elle réclamait.
Le tribunal a déclaré :
« Nous avons conclu que Mme Ahmed avait agi de manière malhonnête et sans intégrité en enregistrant du temps dans des affaires où elle n’avait pas et n’aurait pas pu terminer le travail réclamé. Ce faisant, elle n’a pas réussi à préserver la confiance du public dans la profession. »
Tribunal disciplinaire des procureurs
La sanction de radiation a été jugée appropriée compte tenu de la gravité de la fraude et du préjudice potentiel pour la réputation de la profession juridique. Le tribunal a également pris en compte la situation financière de Mme Ahmed, qui travaille actuellement comme apprentie au Wigan Council et bénéficie de prestations sociales. Il a toutefois ordonné le paiement de frais de justice, réduits en raison de ses revenus limités.
Mme Ahmed a reconnu qu’elle percevait actuellement un revenu plus élevé dans son nouveau poste, mais a expliqué que ses dépenses étaient importantes et qu’elle continuait de bénéficier de l’aide sociale.
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