Des chercheurs japonais ont identifié le 2-nonénal, une molécule responsable de l’odeur corporelle qui s’intensifie après la quarantaine.
Un phénomène lié au métabolisme cutané
Le 2-nonénal, un aldéhyde insaturé, se forme à partir de l’oxydation des acides gras oméga-7 présents sur la peau. Ce processus, observé à partir de la quarantaine, augmente avec l’âge et persiste malgré les lavages classiques, selon des recherches publiées dans le Journal of Investigative Dermatology. La concentration moyenne de cette molécule atteint 2,6 parties par million entre 40 et 70 ans.
Les cinq zones à surveiller quotidiennement
Cinq zones du corps concentrent particulièrement cette molécule après soixante ans : la langue, les narines, les aisselles, les pieds et le nombril nécessitent une hygiène renforcée. Les micro-organismes, l’humidité et l’accumulation de cellules mortes favorisent l’intensité de l’odeur.
« Le nettoyage spécifique de ces zones est essentiel pour limiter l’odeur ». Les aisselles, par exemple, nécessitent un déodorant complémentaire, tandis que les pieds doivent être bien séchés pour éviter les infections fongiques.
Des solutions pour atténuer l’odeur
Les dermatologues recommandent des produits surgras ou à pH neutre pour les peaux matures, qui respectent l’équilibre cutané. Des antioxydants naturels, comme les polyphénols du kaki, pourraient réduire la production de 2-nonénal. Cependant, l’hygiène seule ne supprime pas totalement l’odeur.
« Si une senteur persistante s’accompagne de rougeurs, de douleurs ou de lésions, mieux vaut consulter un dermatologue ». Les textes mettent également en garde contre l’accumulation du 2-nonénal dans les textiles, qui résiste aux lavages traditionnels.
Un phénomène universel, pas un défaut d’hygiène
Le phénomène, observé chez toutes les populations, n’a rien à voir avec un défaut d’hygiène. Le 2-nonénal, appelé « kareishū » au Japon, est un changement naturel du métabolisme cutané.