Le sport en orbite permettrait aux astronautes de tolérer Mars
Des entraînements quotidiens intenses à bord de la Station spatiale internationale permettent de préserver la structure et la fonction cardiaque des astronautes.
Des entraînements quotidiens intenses à bord de la Station spatiale internationale permettent de préserver la structure et la fonction cardiaque des astronautes. Selon une étude publiée en septembre 2026 dans la revue Circulation, ces contremesures physiques maintiennent le cœur dans un état suffisant pour tolérer la faible gravité de Mars.
Les missions de longue durée vers la planète rouge ont longtemps posé un défi physiologique majeur aux agences spatiales. En impesanteur, le système cardiovasculaire n’a plus à pomper le sang contre la force de l’exercice terrestre. Cela provoque une atrophie progressive du muscle cardiaque.
Toutefois, un suivi mené auprès de treize astronautes durant des missions de six mois à bord de la Station spatiale internationale apporte un démenti rassurant à ces craintes initiales, d’après des travaux menés par UT Southwestern.
Programme d’exercices à bord de la Station spatiale internationale
Pour contrer les effets délétères de l’impesanteur, les membres d’équipage suivent un programme strict établi par la NASA et baptisé Exercise Countermeasures. Ce régime exigeant comprend jusqu’à deux heures d’effort par jour, réparties entre 30 à 45 minutes d’exercices d’endurance et 60 à 75 minutes de renforcement musculaire. Comme l’explique la recherche menée par Northwestern, ce volume d’entraînement garantit le maintien des capacités aérobies et de la masse musculaire.
Photo : news.northwestern.edu
Durant les deux premières semaines en orbite, les données échographiques montrent que les astronautes subissent des modifications passagères. Leurs cœurs se remplissent de moins de sang entre chaque battement et éjectent un volume réduit, reflétant la baisse immédiate des demandes circulatoires.
Cependant, cet affaiblissement initial ne se prolonge pas sous forme de déclin continu.
Elle a bénéficié de subventions provenant de la National Space Biomedical Research Institute via l’attribution NCC9-58.
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Elle a aussi reçu des fonds de la NASA par le biais de la subvention NNJ04HH01A, de la fondation IDP, de Sandra Helton ainsi que de la National Heart Foundation of Australia.
Stabilisation de la fonction cardiaque face au défi martien
Au fil des mois passés en orbite, les paramètres cardiaques mesurés par échographie Doppler — analysés à distance par l’équipe médicale — se redressent progressivement vers leurs valeurs d’avant vol. Pour évaluer la résistance des astronautes à l’effort au terme de leur séjour, les chercheurs ont simulé la gravité martienne, qui équivaut à environ 38 % de celle de la Terre.
Photo : scienmag.com
De retour sur Terre, les sujets ont été inclinés de 22 degrés vers le haut à partir de la position allongée, une méthode destinée à redistribuer le flux sanguin vers le bas du corps. L’analyse a démontré que la performance cardiovasculaire sous cette charge s’avère comparable à celle observée simplement en se tenant debout avant le lancement, selon les observations publiées dans Circulation.
Implications cliniques pour la santé humaine sur Terre
Les répercussions de ces recherches dépassent le cadre de l’exploration spatiale lointaine. Le Dr Benjamin Levine, professeur de médecine interne à l’UT Southwestern, étudie de longue date des pathologies liées aux difficultés de régulation de la circulation sanguine sous l’effet de la gravité, telles que la syncope et l’intolérance orthostatique.
Les stratégies d’entraînement ont été développées pour l’espace. Elles ouvrent ainsi des pistes thérapeutiques pour les patients souffrant d’inactivité prolongée ou de troubles de la pression artérielle sur Terre, d’après les données diffusées par l’UT Southwestern Medical Center.
Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.