Publié le 2024-02-29 14:35:00. Les viandes transformées, telles que le bacon et les saucisses, sont désormais classées comme cancérigènes par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), rejoignant ainsi le tabac dans le groupe de risque le plus élevé. Cette classification s’appuie sur des preuves scientifiques solides, mais l’OMS insiste sur le fait que le niveau de risque reste différent.
- Les viandes transformées sont désormais classées dans le groupe 1 de l’OMS, celui des substances cancérigènes avérées.
- Une consommation quotidienne de seulement 50 grammes de viandes transformées peut augmenter significativement le risque de cancer.
- L’OMS ne cherche pas à semer la panique, mais à encourager une alimentation équilibrée et variée.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a ajouté les viandes transformées à sa liste des substances cancérigènes pour l’homme. Cette catégorie, appelée groupe 1, regroupe les éléments pour lesquels il existe des preuves scientifiques solides d’un lien avec le développement du cancer. L’amiante figure également dans ce groupe. Cette décision, basée sur une analyse approfondie de nombreuses études, concerne les produits comme le bacon, les saucisses, le jambon et autres charcuteries.
Selon l’OMS, le processus de fabrication de ces viandes joue un rôle crucial dans ce risque accru. L’utilisation de nitrites et de nitrates lors de la salaison, du fumage et de l’ajout de conservateurs peut entraîner la formation de composés potentiellement cancérigènes. L’agence précise que le risque est lié à la quantité consommée et à la fréquence de cette consommation.
Les études suggèrent qu’une portion quotidienne de 50 grammes (environ deux tranches de bacon) de viandes transformées peut augmenter considérablement le risque de développer un cancer au cours de la vie. Cependant, l’OMS souligne qu’il est important de distinguer le niveau de preuve du niveau de risque. Bien que classées dans le même groupe que le tabac, les viandes transformées ne présentent pas le même degré de nocivité.
D’autres types de viande, comme le bœuf rouge et le porc frais, sont considérés comme présentant un risque probable de cancer (groupe 2A), bien que les preuves soient moins concluantes. Une consommation excessive de ces viandes peut également augmenter le risque de tumeurs au niveau de l’intestin, du pancréas et de la prostate.
L’OMS insiste sur le fait que son objectif n’est pas de susciter l’inquiétude, mais de fournir des recommandations pour une alimentation plus saine. Elle encourage une consommation modérée de viandes transformées et une alimentation variée, riche en aliments naturels. L’agence rappelle l’importance d’une alimentation équilibrée pour la prévention du cancer et la promotion de la santé.
Sur le même sujet
