Home MondeLe chef de cabinet de Donald Trump affirme qu’il a une “personnalité d’alcoolique”

Le chef de cabinet de Donald Trump affirme qu’il a une “personnalité d’alcoolique”

by Clara Dubois

Publié le 17 décembre 2025 à 10h33. Des tensions internes à l’administration Trump, notamment sur l’immigration et les coupes budgétaires, sont révélées par Susie Wiles, la cheffe de cabinet de la Maison Blanche, dans des entretiens accordés à Vanity Fair. Ces révélations dressent un portrait peu flatteur de l’influence de certains collaborateurs proches de l’ancien président.

  • Susie Wiles décrit Donald Trump comme ayant une « personnalité d’alcoolique », bien qu’il ne consomme pas d’alcool.
  • Elle critique également JD Vance, le vice-président, qu’elle qualifie de « théoricien du complot » depuis une décennie.
  • Mme Wiles a mis en garde M. Trump contre certaines décisions, comme le pardon de participants à l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021 et l’imposition de tarifs douaniers, mais n’a pas réussi à le dissuader.

Dans une série de onze entretiens menés par Chris Whipple au cours de la première année du retour de Donald Trump au pouvoir, Susie Wiles, première femme à occuper le poste de cheffe de cabinet de la Maison Blanche, a dévoilé des divergences profondes au sein de l’administration. Elle a notamment évoqué les désaccords sur la politique d’immigration et les réductions d’effectifs envisagées au sein du gouvernement.

Selon Mme Wiles, Donald Trump possède une personnalité particulière, qu’elle compare à celle d’une personne ayant grandi avec un parent alcoolique.

« Il a une personnalité d’alcoolique »,

Susie Wiles, cheffe de cabinet de la Maison Blanche a-t-elle déclaré, expliquant que cette expérience l’avait préparée à gérer des personnalités fortes. Elle a précisé que M. Trump ne buvait pas, mais agissait avec une conviction inébranlable : « l’idée qu’il n’y a rien qu’il ne puisse faire. Rien, zéro, rien ».

Les critiques de Mme Wiles ne se sont pas arrêtées là. Elle a également exprimé son scepticisme quant à la gestion de certains dossiers par des membres de l’administration. Elle a notamment qualifié JD Vance de « théoricien du complot » de longue date et a pointé du doigt la manière dont Elon Musk avait démantelé l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et la réaction initiale de la procureure générale Pam Bondi face à la publication des dossiers de Jeffrey Epstein.

La publication de ces entretiens a suscité une réaction immédiate de la part de Mme Wiles, de M. Trump et d’autres hauts responsables de l’administration. Sur son réseau social X, Mme Wiles a dénoncé un article « trompeur » qui omettait des éléments importants et la citait de manière sélective pour créer un récit négatif. Elle a affirmé sa loyauté envers l’ancien président et a défendu le travail de son équipe.

Donald Trump a, quant à lui, réaffirmé sa confiance en Susie Wiles, la qualifiant régulièrement de « femme la plus puissante du monde ». Il a même reconnu qu’elle avait raison de le décrire comme ayant une « personnalité d’alcoolique », expliquant qu’il était une personne « possessive et addictive ».

JD Vance a également pris la défense de Mme Wiles, saluant son intégrité et son authenticité.

« Je ne l’ai jamais vue déloyale envers le président des États-Unis et cela fait d’elle le meilleur chef de cabinet de la Maison Blanche que le président puisse demander »,

JD Vance, vice-président a-t-il déclaré, ajoutant qu’il plaisantait souvent avec elle sur son penchant pour les théories du complot. Il a même précisé : « Parfois, je suis un théoricien du complot, mais je ne crois qu’aux théories du complot qui sont vraies ».

Mme Wiles a également révélé avoir mis en garde M. Trump contre le pardon de certains participants à l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021 et l’avoir exhorté à reconsidérer sa décision d’imposer des tarifs douaniers agressifs. Elle a souligné que ces avertissements n’avaient pas été suivis d’effet. L’annonce de ces tarifs douaniers avait, selon elle, révélé de profondes divisions au sein de l’équipe, une décision qu’elle a qualifiée de « plus douloureuse que prévu ».

Bien qu’elle ait dirigé la campagne de retour de M. Trump en 2024 et qu’elle soit perçue comme ayant instauré une discipline plus stricte à la Maison Blanche, Mme Wiles a affirmé qu’elle ne considérait pas son rôle comme contraignant le président, mais plutôt comme facilitant ses décisions. Elle a souligné qu’elle soutenait finalement les choix de M. Trump, même si elle avait parfois été en minorité : « Il y a eu plusieurs fois où j’ai été mise en minorité. Et s’il y a égalité, il gagne ».

Mme Wiles a également exprimé son scepticisme quant à la gestion initiale des dossiers Epstein par Pam Bondi, affirmant qu’elle avait « complètement reniflé » la situation. Elle a reconnu que le nom de M. Trump apparaissait dans ces documents, mais a précisé qu’il n’était pas impliqué dans des actes répréhensibles.

Enfin, Mme Wiles a suggéré que la volonté de M. Trump de poursuivre la procureure générale de New York, Letitia James, pour fraude hypothécaire pourrait être motivée par un désir de vengeance.

« L’affaire contre James était peut-être la seule représailles »

Susie Wiles, cheffe de cabinet de la Maison Blanche, a-t-elle déclaré, ajoutant que M. Trump avait tendance à saisir les opportunités de représailles lorsqu’elles se présentaient.

Mme Wiles s’est également dite choquée par le démantèlement de l’USAID par Elon Musk, qualifiant cette approche de « pas comme je le ferais ». Un député européen irlandais a dénoncé l’agression de Trump envers l’Europe, la comparant au manuel d’action de Vladimir Poutine.

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