Publié le 20 novembre 2025 14h30. La ministre finlandaise des Affaires étrangères, Elina Valtonen, a dénoncé un projet de paix pour l’Ukraine, présenté par l’équipe de Donald Trump, le jugeant inacceptable et suspectant une influence russe dans son élaboration. Cette critique intervient alors que plusieurs responsables européens expriment leurs réserves sur cette initiative.
- Elina Valtonen estime que les conditions de ce plan de paix, révélées par les médias américains, sont contraires aux principes fondamentaux du droit international.
- Le projet, élaboré en consultation avec des responsables russes, prévoit notamment la cession de l’ensemble du Donbass à la Russie.
- L’Union européenne et la France insistent sur la nécessité d’une paix juste et durable, impliquant l’Ukraine et les Européens dans les négociations.
La cheffe de la diplomatie finlandaise, qui assure actuellement la présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a exprimé ses vives préoccupations concernant un « plan de paix » américain en 28 points, dont les détails ont été publiés par plusieurs médias américains le 19 novembre. Selon ces informations, ce plan, conçu par l’entourage de Donald Trump, impliquerait des concessions territoriales majeures à la Russie et des restrictions importantes sur les capacités militaires de l’Ukraine.
« Si ce que l’on décrit dans les médias correspond à la réalité, ces conditions seraient inacceptables, tant pour l’Ukraine que pour ses partenaires européens », a déclaré Elina Valtonen, citée par Yle. Elle a ajouté, avec force :
« Ils (les idées du plan – NDLR) semblent avoir été rédigés plus probablement à Moscou. Ils “jettent très clairement la Charte de l’ONU de la table”. »
Elina Valtonen, ministre finlandaise des Affaires étrangères et chef de l’OSCE
Le projet de paix en question prévoit, selon les sources américaines, le transfert de l’intégralité du Donbass à la Russie, la limitation de l’arsenal ukrainien, une réduction de moitié de la taille de l’armée ukrainienne et l’adoption du russe comme deuxième langue officielle.
Face à ces propositions, l’Union européenne a réaffirmé son engagement envers une solution pacifique en Ukraine, mais a souligné l’importance d’une approche inclusive. La commissaire européenne Kaya Kallas a insisté sur le fait que tout plan de paix doit être élaboré « avec la participation de l’Ukraine et de l’Europe » et garantir une paix « juste et durable », comme le rapporte Eurointegration.
De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a mis en avant la condition essentielle d’une paix « juste et fiable » pour mettre fin au conflit, selon Eurointegration.
Elina Valtonen a conclu en réaffirmant l’objectif de la Finlande et de ses partenaires : « Nous voulons une paix juste et durable en Ukraine. Et nous travaillons à cet objectif depuis quatre ans maintenant. »
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