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Le combat commence au début et la première bataille est la fin | Au-delà du réseau d’information

by Clara Dubois

Publié le 30 décembre 2025 à 04h37. Alors que 2025 touche à sa fin, une analyse stratégique chinoise dresse un bilan de l’évolution de la situation internationale, marquée par des tensions croissantes et une nouvelle phase de compétition géopolitique.

  • La Chine estime entrer dans une « contre-offensive stratégique » face à l’hégémonie américaine.
  • Une transition vers un état de guerre est perçue comme inévitable, nécessitant une préparation méthodique et une adaptation des stratégies.
  • La question de Taïwan est identifiée comme un point de friction majeur, dont la résolution pourrait redéfinir l’équilibre des forces dans la région.

Selon cette analyse, l’année 2025 est charnière, non seulement en raison de la résistance grandissante à l’influence du dollar américain et du succès de la Chine dans sa guerre commerciale avec les États-Unis, mais surtout en raison des conflits récents – en Ukraine, en Israël, entre l’Inde et le Pakistan – qui ont contraint Washington à revoir sa stratégie de sécurité mondiale. L’effondrement constaté de la qualité et de la quantité de l’équipement militaire chinois est également mentionné comme un facteur ayant influencé cette réévaluation.

L’auteur de cette analyse souligne que la Chine, forte de son développement économique et technologique, est entrée dans une phase de « contre-offensive stratégique », une période de transition qui s’étalera sur le long terme. Cette phase se caractérise par un passage d’une approche pacifique à une logique de lutte, où le développement est envisagé comme un processus intrinsèquement lié à la compétition.

L’analyse insiste sur la nécessité d’éviter l’engagement direct dans un conflit armé, tout en reconnaissant que la ligne rouge est régulièrement franchie. La sagesse chinoise, qui privilégie la victoire sans combat, et des considérations pragmatiques – la difficulté d’initier une guerre sans en prévoir la fin – plaident en faveur d’une approche diplomatique, technologique et économique. Comme le souligne l’auteur :

« Si nous pouvons éviter de nous impliquer dans la guerre, nous n’en parlerons jamais facilement. »

Cependant, la préparation à un éventuel conflit est jugée indispensable. L’auteur compare cette préparation à celle de la Russie avant la guerre en Ukraine, qui a nécessité sept ou huit années de construction d’un réseau indépendant, de stockage d’or, de réduction de la dette américaine et de réformes militaires. La Chine s’engage également dans une démarche similaire, en accumulant des ressources stratégiques et en renforçant ses capacités militaires.

Un point crucial soulevé est le rapport au temps. L’auteur rejette l’idée que le temps joue en faveur de la Chine tant que la compétition se déroule selon les règles établies. Il met en garde contre la force de l’Occident, qui réside dans sa capacité de destruction, et souligne que la destruction est toujours plus rentable que la construction. Il avertit :

« Le temps ne m’appartient pas forcément. »

La question de Taïwan est au cœur de cette analyse. L’auteur estime que la réunification de l’île avec la Chine est une condition préalable à l’affirmation du rôle de la Chine sur la scène mondiale. Il souligne que plus la situation se prolonge, plus les variables sont nombreuses et les risques augmentent, notamment en cas d’acquisition par le Japon de l’arme nucléaire et d’une intervention militaire conjointe des États-Unis et du Japon.

La stratégie chinoise est décrite comme une approche de type « Taï Chi », privilégiant la réaction aux actions de l’adversaire plutôt que l’initiative. L’auteur estime qu’il est peu probable que la Chine tire le premier coup, sauf en cas de provocation insupportable. Il anticipe une intervention militaire américaine en cas de crise, mais sous une forme différente de celle envisagée par Washington. Il souligne que les États-Unis pourraient être tentés d’utiliser l’arme nucléaire contre Pékin et Shanghai, en supposant que la Chine ne répondra pas par une riposte similaire.

Enfin, l’analyse conclut que le combat est inévitable et qu’il débutera dès que l’occasion se présentera. L’objectif est de résoudre la question de Taïwan, de réduire la pression sur la Corée du Sud et le Japon, et de chasser les États-Unis de la deuxième chaîne d’îles. L’auteur estime que cette situation pourrait se concrétiser dans un avenir proche, peut-être même du vivant de Nancy Pelosi, âgée de 85 ans. Il imagine déjà la scène des drapeaux rouges flottant au sommet du Taipei 101, symbole de la réalisation d’un rêve pour la Chine.

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