Une nouvelle étude révèle que le resvératrol, un composé présent notamment dans le raisin et les baies, pourrait offrir une alternative prometteuse aux traitements médicamenteux contre l’anxiété et le stress en agissant directement sur les mécanismes cérébraux liés à ces troubles.
Les recherches, menées sur des souris, démontrent que le resvératrol agit en bloquant l’activité d’une enzyme, la phosphodiestérase 4 (PDE4), qui joue un rôle clé dans la réponse du corps au stress. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouveaux antidépresseurs plus efficaces.
Selon l’Organisation du stress et de l’anxiété des États-Unis, entre 16 000 et 40 000 personnes sont touchées par l’anxiété et les troubles liés au stress. Les traitements actuels, qui ciblent principalement la sérotonine ou la noradrénaline, ne permettent qu’une rémission complète chez environ un tiers des patients. « Le resvératrol pourrait donc représenter une option thérapeutique intéressante pour ceux qui ne répondent pas aux médicaments existants », explique Ying Xu, professeure associée à l’Institution de pharmacie et des sciences pharmaceutiques et co-auteure principale de l’étude.
L’étude a permis de comprendre comment le resvératrol influence les processus neurologiques. Les scientifiques ont constaté que la PDE4, activée par une production excessive de corticostérone (l’hormone du stress), provoque des comportements associés à la dépression et à l’anxiété. L’enzyme réduit les niveaux d’adénosine monophosphate cyclique, une molécule essentielle à la communication entre les cellules nerveuses, entraînant des modifications dans le cerveau.
Le resvératrol, en inhibant l’action de la PDE4, exerce un effet neuroprotecteur face aux effets néfastes de la corticostérone. Cette action bloque ainsi la cascade de réactions qui conduit à l’anxiété et à la dépression.
Bien que le resvératrol soit présent dans le vin rouge et blanc, les chercheurs soulignent que la consommation d’alcool comporte des risques pour la santé, notamment le risque de dépendance. L’étude a été publiée dans la revue Neuropharmacologie et a été menée en collaboration avec des scientifiques du Collège de Buffalo et du Xuzhou Clinical College en Chine.
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