Publié le 10 janvier 2026 à 19h37. L’Ukraine a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après une nouvelle salve d’attaques russes, notamment l’utilisation d’un missile hypersonique, suscitant des inquiétudes quant à une escalade du conflit et à la sécurité des pays voisins.
- L’Ukraine a réclamé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU suite aux attaques russes de la nuit dernière.
- La Russie a utilisé un missile hypersonique, le « Orechnik », pour la deuxième fois depuis le début de la guerre.
- Le président ukrainien Zelensky a appelé à une réponse claire de la communauté internationale et à des garanties de sécurité renforcées.
Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi à la demande de l’Ukraine, après que la Russie a lancé une série d’attaques à grande échelle contre le pays. Parmi les armes utilisées figure le missile hypersonique russe « Orechnik », suscitant l’inquiétude des dirigeants européens qui dénoncent une escalade « inacceptable ». La ministre ukrainienne Sybiha a appelé à l’unité des membres du Conseil de sécurité pour exiger la fin de l’agression.
« Nous exhortons les membres du Conseil de sécurité à faire preuve d’unité en exigeant la fin de l’agression »
Sybiha, ministre ukrainienne
Selon le ministère russe de la Défense, l’utilisation de l’Orechnik serait une riposte à une attaque contre une résidence de Vladimir Poutine, allégation contestée par l’Ukraine. Le missile a atterri près de la ville de Lviv, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière polonaise, ce qui a suscité des préoccupations quant à la sécurité des pays de l’Union européenne. Le président Zelensky a averti que cette attaque pouvait être perçue comme un signal adressé à Varsovie, Bucarest et Budapest.
Le président Zelensky a souligné la nécessité d’un mécanisme de défense commun pour l’Europe, estimant que les mêmes doutes sur la capacité à se défendre existent dans tous les pays du continent. Il a également appelé à une réponse claire de la part des États-Unis, soulignant l’importance de leur signal envoyé à la Russie.
La Russie avait déjà utilisé l’Orechnik en novembre 2024, frappant le centre de Dnipro. À l’époque, Poutine avait justifié cette utilisation par l’autorisation donnée par les alliés occidentaux à l’Ukraine de déployer des armes à longue portée, les ATACMS.
Garanties de sécurité
L’Institute for the Study of War (ISW), un groupe de réflexion américain, estime que le tir de l’Orechnik vise à dissuader les alliés de l’Ukraine alors qu’ils s’efforcent de conclure des accords de garanties de sécurité. Une « coalition de volontaires » s’est réunie cette semaine à Paris pour discuter de ces garanties.
La France et le Royaume-Uni ont signé avec l’Ukraine une déclaration d’intention prévoyant le déploiement de leurs troupes dans le pays en cas de trêve avec la Russie. D’autres pays devraient également participer. Les États-Unis ont exprimé leur soutien à ces garanties de sécurité.
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