Publié le 16 janvier 2026 à 13h25. Les autorités néerlandaises ont défini les conditions dans lesquelles des dérogations à l’interdiction nationale des feux d’artifice pourront être accordées, permettant ainsi des spectacles pyrotechniques organisés par des associations ou des clubs.
- Des dérogations pour l’utilisation de feux d’artifice (type F2) seront possibles pour les événements organisés par des associations, avec un maximum de 200 kg d’explosifs autorisés.
- Les organisateurs devront respecter des conditions strictes concernant la sécurité, l’accès des secours et l’état des personnes manipulant les feux d’artifice.
- Un système d’indemnisation pour les commerçants de feux d’artifice doit encore être mis en place avant l’entrée en vigueur complète de l’interdiction.
Le gouvernement néerlandais a précisé les modalités d’application de l’interdiction générale des feux d’artifice votée par les chambres législatives, tout en ouvrant une porte pour des exceptions encadrées. Cette décision fait suite à une volonté politique de réduire les nuisances et les risques liés aux feux d’artifice, tout en permettant des célébrations collectives sous contrôle.
Pour obtenir une dérogation, les associations, clubs ou groupes de citoyens devront en faire la demande auprès du maire de la commune concernée. Les conditions imposées sont précises : le poids total des artifices utilisés ne pourra excéder 200 kilogrammes (de type F2), l’événement devra se dérouler en extérieur, et le site devra être facilement accessible aux services de secours. De plus, les personnes chargées de manipuler les feux d’artifice devront être sobres et l’association devra être dûment enregistrée auprès de la Chambre de Commerce.
« Ce sont quelques conditions nationales qui s’appliqueront, sinon nous voulons laisser autant que possible le soin aux communes elles-mêmes », a déclaré le secrétaire d’État sortant Aartsen. « Amsterdam n’est pas la même chose que l’Achterhoek. »
Aartsen, secrétaire d’État sortant
La décision de bannir les feux d’artifice grand public a été prise après de nombreux incidents et blessures chaque année lors du réveillon du Nouvel An. Les législateurs ont toutefois souhaité préserver la possibilité d’événements pyrotechniques organisés, d’où la nécessité de définir un cadre légal précis.
Parallèlement à ces mesures, le gouvernement doit encore trouver une solution pour indemniser les commerçants de feux d’artifice, un secteur qui risque de subir de lourdes pertes financières en raison de l’interdiction. Plus de 800 commerçants sont concernés, pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 129 millions d’euros. Dans certains cas, la vente de feux d’artifice représente une part importante du chiffre d’affaires, et l’interdiction pourrait entraîner des faillites.
Une fois le système d’indemnisation finalisé, la Chambre des représentants devra se prononcer sur la date d’entrée en vigueur de l’interdiction : soit au Nouvel An prochain, comme prévu initialement, soit un an plus tard.
